L'ACRGTQ, l'AFG et Bitume Québec estiment qu'à l'heure actuelle, la situation ralentit considérablement, et paralyse complètement dans certains cas, au moins 150 chantiers routiers et d'infrastructure. En plus des délais et inconvénients majeurs engendrés par la situation, les trois associations déplorent que «des milliers de travailleurs québécois se voient forcés de rester à la maison, faute de travail».
Les organisations ont aussi font valoir que pour les travaux entrepris au début de l'été0, la finalisation de ceux-ci au cours des prochaines semaines «est mise en péril». Quant aux travaux qui étaient planifiés cette année, les associations avertissent que la fenêtre d'opportunité pour les réaliser se fermera si un règlement n'intervient pas imminemment.
«Les impacts de ce conflit de travail vont se faire ressentir encore longtemps au Québec. Et plus on attend pour trouver une solution viable, pire ce sera. Au bout du compte, ce ralentissement force déjà le report de travaux importants jusqu'à l'an prochain dans certaines régions», a argué Bernard Bigras, président-directeur général de l'AFG.
Pour éviter que les Québécois «fassent les frais de cette grève», les trois associations appellent Québec et l'APIGQ à en arriver à une entente pour mettre fin au conflit de travail.
«L'heure est à la reprise des pourparlers. Nous exhortons les parties à revenir à la table et à négocier afin de trouver un terrain d'entente dans les plus brefs délais. Il en va de l'intérêt supérieur de la gestion de nos infrastructures, qui en ont plus que jamais besoin», ont conclu les directeurs généraux des trois organisations.