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Référendum

PSPP ne veut pas que Trump fasse dérailler son rêve

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Photo : Gilles Boutin

18 août 2026 08:50

Par l'entremise d'une déclaration, le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, s'est engagé mardi à ne pas tenir de référendum sur l'indépendance du Québec s'il devient premier ministre tant que Donald Trump sera le président des États-Unis.

Pour justifier ce potentiel délai de plus de deux ans entre la possible arrivée au pouvoir du PQ et cette hypothétique consultation populaire, Paul St-Pierre Plamondon cite principalement le climat incertain sur la scène internationale provoqué par les décisions de l'actuel président américain. 

Après avoir affirmé dans les derniers mois que le PQ «exercerait son jugement pour choisir le moment de la consultation», l'engagement de ne pas tenir de référendum d'ici le 20 janvier 2029 permettra de «désamorcer complètement l’argument selon lequel ce serait le pire moment pour réfléchir à notre avenir», selon Paul St-Pierre Plamondon.

«Un enjeu aussi crucial que celui de l’avenir politique du Québec exige des conditions qui permettent un débat éclairé et serein. Il ne doit pas être confisqué par les soubresauts de la politique américaine, ni par les coups d’éclat d’un président imprévisible, ni par des campagnes de peur. Cette imprévisibilité de l’administration américaine nuira à notre processus ainsi qu’à la qualité du débat sur notre avenir comme nation», a déclaré le leader souverainiste.

Du même souffle, Paul St-Pierre Plamondon estime qu'un possible gouvernement péquiste devra d'abord s'attaquer «aux reculs et au déclin inquiétant subis par le Québec au cours des dernières années», en raison de diverses décisions du gouvernement fédéral «nuisibles» au Québec ainsi que «l'inaction et la mauvaise gestion» de la Coalition avenir Québec (CAQ) au cours des huit dernières années. Il craint d'ailleurs que la CAQ tente de distraire les électeurs «pour tenter de tromper la volonté de changement réelle des Québécois».

«Nous allons remettre de l’ordre dans nos services publics en réduisant la bureaucratie, nous attaquer avec efficacité à la crise du coût de la vie, répondre à la crise du logement, lutter contre l’itinérance, mettre fin au gaspillage éhonté de fonds publics, nous occuper de la santé physique et mentale de nos gens et redonner aux Québécois le goût du Québec. (...) Comme les gouvernements de René Lévesque et de Jacques Parizeau l’ont fait avant nous, nous voulons redonner aux Québécois confiance en eux-mêmes, comme nation. J’ai confiance en notre capacité comme peuple de se relever et de décider par nous-mêmes de notre avenir», a conclu M. St-Pierre Plamondon.

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