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Les peurs en toute sensibilité à l’ECQSN

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CRÉDIT : COURTOISIE - ECQSN

04 févr. 2022 10:19

Les histoires, peurs et craintes de monsieur et madame Tout-le-Monde seront dévoilées du 5 février au 22 mai lors de l’exposition Nos parts inavouées, présentée à l’Espace culturel du Quartier de Saint-Nicolas (ECQSN). L’artiste peintre Alexandra Collin y présentera une vingtaine d’œuvres abstraites qui relatent des histoires que ses abonnés sur les réseaux sociaux lui ont envoyées.

Orthophoniste de formation, Alexandra Collin a quitté la relation d’aide pour devenir photographe. En 2018, elle décide de ranger son appareil photo et de sortir ses pinceaux. Elle utilise tout de même la photographie dans sa démarche artistique qui s’inspire des paysages qu’elle a capturés ou qu’elle capture à l’aide de son appareil. Originaire de Lévis, le fleuve et ses mouvements, ses couleurs et ses cieux sont une grande source d’inspiration pour l’artiste dont la touche est «sensible et intuitive». À la fois «émotive et fluide», chaque toile est inspirée par des couleurs, des mots et d’une mélodie qui servent à son processus de création.

«Je crois qu’en abstrait, on voit ce que l’on a besoin de voir. Je veux donc laisser place à l’interprétation à la personne qui regarde, mais je veux quand même qu’en entrant (dans l’exposition), on se connecte à notre humanité. Il va y avoir une introduction (écrite), et après ça, le spectateur pourra interpréter les œuvres comme il a besoin de les interpréter», a expliqué Alexandra Collin en entrevue avec le Journal.

«Les toiles sont des histoires racontées à ma manière si on veut, mais l’introduction de l’exposition va un peu dévoiler les histoires. Toutefois, je garde un petit mystère (pour la visite)», a-t-elle ajouté.

Faire du bien

Nos parts inavouées a été inspirée d’un recueil qu’Alexandra avait commencé à écrire. Déposé sur le coin de la table depuis un moment, l’introduction lui a suscité l’envie de créer. Elle a alors lancé un sondage sur ses réseaux sociaux afin que ses abonnés s’ouvrent à elle et lui racontent une anecdote. Parmi ces histoires, certaines ont servi d’inspiration à la création.

«Je suis partie de l’introduction de mon recueil pour me donner un point de départ pour l’exposition. Je me suis dit que ce serait vraiment plus intéressant, plus humain et plus touchant de faire participer les gens. Pour recevoir des centaines de réponses, la question que je posais aux gens c’était un peu de me livrer leurs secrets, leurs désirs, leurs fantasmes, leurs rêves. Ce que l’on cache. Ce que l’on ne veut pas montrer aux autres. C’était et c’est, évidemment, complètement confidentiel», a souligné l’artiste lévisienne.

«Le but de cette exposition, c’est de faire du bien puis de se reconnecter un peu à notre humanité, mais aussi à celle des gens qui nous entourent.»

Pour en savoir plus sur l’exposition Nos parts inavouées, vous pouvez visiter le www.ecqsn.com.

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