Le 3 juin, lors de la Marche des tumeurs cérébrales de Québec, Karine Brunel aura l’occasion de faire un discours pour raconter son histoire. Photo : Courtoisie

C’est en février 2022 que la vie de la Lévisienne Karine Brunel a basculé, alors qu’elle apprenait qu’elle avait une tumeur cérébrale. Maintenant que «toute trace de tumeur a été retirée» au terme d’un dur combat, elle souhaite s’impliquer pour la recherche et la sensibilisation.

Par Xavier Nicole - xaviernicole@journaldelevis.ca

«Ça m’est arrivé quelques fois de me réveiller de mes siestes avec la langue mordue, les avant-bras coupés et dans des positions étranges. Je croyais que j’avais des troubles du sommeil, mais j’ai fini par aller à l’hôpital. Rendue là-bas, je suis tombée inconsciente et quand je me suis réveillée, j’apprenais que j’avais fait une série de crises d’épilepsie fulgurante et que j’avais une tumeur cérébrale de grade 2. C’était un gliome astrocytome diffus de 5,25 cm. Ça a été un énorme choc», a expliqué Karine Brunel.

Après ce moment, s’est entamé un long processus de préparation pour l’opération prévue le 1er avril.

«J’ai eu énormément de rendez-vous chez différents spécialistes, je devais me préparer pour l’opération, j’ai signé plein de procurations pour que mes parents puissent s’occuper de ma paperasse, je me faisais demander si je voulais donner mes organes et si je voulais être réanimée advenant le cas où je mourais sur la table d’opération. J’ai fait mon testament et j’avais organisé mes funérailles. J’avais réellement préparé ma mort», a mentionné Karine Brunel, sur un ton émotif.

Selon les dires de ses parents, la journée de l’opération, elle leur avait même fait le «discours pour les remercier d’avoir été des bons parents» et elle avait choisi son repas préféré, des sushis, en guise de «dernier repas». Malgré tout, le 1er avril, elle finit par se réveiller et prononcer les mots : ‘‘Je suis encore là’’. Toutes les traces de la tumeur avaient été retirées de sa tête. Les semaines et les mois qui ont suivi ont été tout aussi difficiles au niveau personnel pour Karine.

«J’ai eu des problèmes d’élocution, des pertes de mémoire et j’avais des problèmes de concentration, que j’ai toujours d’ailleurs. Pendant un bon moment, je ne ressentais et ne démontrais aucune émotion. Je ne souriais plus, je ne pleurais plus et je ne riais plus. Dans les mois qui ont suivi, j’ai demandé l’aide d’un psychologue et pendant plusieurs mois, je n’avais aucune réponse. J’avais besoin d’aide et je me sentais abandonnée, comme s’ils étaient certains que j’allais mourir», a indiqué Karine Brunel.

S’impliquer pour la cause

Avec son vécu, Karine ressent maintenant le besoin de s’impliquer dans la communauté pour faire avancer la recherche sur les tumeurs cérébrales et aider les personnes dans la même situation, alors qu’aucun traitement miracle n’existe à ce jour.

C’est pourquoi elle a décidé de devenir bénévole pour la Marche des tumeurs cérébrales de Québec, qui aura lieu le 3 juin à la Fontaine de Tourny. Les personnes présentes pourront marcher pour célébrer et se souvenir des victimes de tumeurs cérébrales. Des fonds seront aussi recueillis pour aider à la recherche contre la maladie.

«Il va même y avoir des superhéros et des princesses, puisque beaucoup d’enfants en sont touchés. De mon côté, je me suis aussi impliquée au sein de la Fondation canadienne des tumeurs cérébrales et je vais faire un discours à la marche», a indiqué Karine Brunel.

Selon la Lévisienne, il y a près de 50 % des chances qu’une tumeur cérébrale de bas grade en devienne une de stade 3, le stade cancéreux, et il y a 50 % des chances qu’elle devienne un stade 4. C’est pourquoi elle souhaite «profiter de chaque moment de la vie pour transmettre son espoir» et continuer de se battre.

«J’ai beaucoup lu sur l’histoire de David Servan-Schreiber. C’est un homme qui avait une tumeur cérébrale et qui a réussi à vivre plusieurs années de plus que ce que les gens lui prédisaient. Depuis mon opération, j’ai adopté le même style de vie que lui. On ne sait jamais, je pourrais devenir un autre miracle», a conclu Karine Brunel.

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