Afin de reprendre leurs activités, divers équipe-ments de protection ont dû être installés dans les salons de coiffure et de beauté de la région. CRÉDIT : COURTOISIE

C’est le lundi 1er juin qu’ont rouvert les salons de coiffure et d’esthétique du Québec. Les mesures obligatoires demandent de l’adaptation, mais les clients sont au rendez-vous. Les salons sont débordés et ceux de Lévis ne font pas exception, trois propriétaires nous font part de leur situation.

Par Sarah Rodrigue

Les salons de coiffure du Québec étaient fermés depuis mars. Zone Unik, Parikart et Imagin’hair sont trois salons de coiffure et de beauté de Lévis qui ont repris leurs activités le 1er juin. Le constat est le même pour les trois entreprises, la réorganisation des lieux et des services en quelques jours et la forte sollicitation de la part des clients ont demandé du temps, de l’argent et de l’énergie.

La réouverture représente pour les propriétaires un mélange d’excitation et de stress. «Je me sentais comme si c’était la première journée que j’ouvrais mon commerce, il y avait une petite nervosité», mentionne Sophie Cadorette, propriétaire d’Imagin’hair. « Les gens sont tellement contents […] je vois les sourires à travers les masques», exprime Chantale Plante, de Zone Unik.

Des frais pour compenser les coûts

Les salons de coiffure et d’esthétique ont eu une dizaine de jours pour s’adapter aux mesures sanitaires. Les masques obligato» sont que quelques exemples de mesures mises en place. Ces mesures sont coûteuses, elles représentent «plusieurs centaines de dollars par mois de matériel à acheter», souligne la propriétaire d’Imagin’hair.

Comme plusieurs, le salon Parikart a ajouté des frais COVID, mais a aussi décidé de changer sa structure de facturation, de remplacer le prix par service par un taux horaire. Une mesure permanente, selon Hélène Paré, copropriétaire. «Le taux horaire va rester parce que ça équilibre les tarifs», illustre-t-elle, ajoutant que c’est plus «logique» ainsi.

De plus, les heures d’ouverture ont été réduites «pour éviter de s’étendre sur des frais de réceptionniste, de personne à la porte, de personnes qui doivent s’occuper du lavage», ajoute-t-elle.

Chez Imgani’hair, les frais sont aussi présents. «On a des frais COVID qui ont été mis en place. Dès que les mesures vont être moins exigeantes, on va être capable de retirer ces frais-là», explique la propriétaire, Sophie Cadorette.

Pour Chantale Plante, copropriétaire de Zone Unik Coiffure, l’augmentation du coût des services est aussi une réalité, mais pas les frais COVID. La copropriétaire explique que l’entreprise a revu complètement sa structure de coûts avec un expert en coûts de revient plutôt que d’instaurer des frais.

Les propriétaires de Zone Unik et de Parikart ont toutes les deux utilisé le numérique à leur avantage durant le confinement. «On était, sans le savoir prêt à vivre ça […] Notre boutique en ligne a complètement explosé», affirme Hélène Paré.

Chantale Plante a elle-aussi saisi cette opportunité offerte par le confinement. «On a été beaucoup plus présent sur le numérique depuis le confinement, on s’est vraiment plus investi», exprime-t-elle. L’instauration d’une boutique en ligne est aussi dans ses projets.

Grâce à la forte demande, les trois salons ont pu réengager leur personnel et même engager de nouveaux employés afin de fournir au nettoyage et à la demande. «J’ai engagé une autre personne, on l’appelle notre ange gardien de la désinfection et de l’accueil», souligne la copropriétaire de Zone Unik. Pour Sophie Cadorette d’Imagin’hair, elle mentionne qu’elle aurait même besoin de plus d’employés, mais qu’il y a un manque de main-d’œuvre. 

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