Depuis le 15 juin, les restaurateurs ont rouvert leur salle à manger. CRÉDIT : PAGE FACEBOOK L'INTIMISTE

Privés de leur salle à manger depuis la mi-mars en raison de la COVID-19, les restaurateurs ont dû faire des pieds et des mains pour maintenir leur commerce en vie. Depuis le 15 juin, les restaurants ont obtenu le feu vert de la Santé publique, tout en respectant les règles établies entourant la situation de pandémie, afin d’accueillir de nouveau leur clientèle dans leur salle à manger.

«L’expérience client est le nerf de la guerre, chez nous l’ambiance, la qualité du service et la bouffe, c’est hyper important, l’un ne va pas sans l’autre», lance d’emblée Claudine Hasty, propriétaire du Grain de folie faim bistro, qui a pris la décision de repousser son ouverture à la mi-juillet. 

«Les gens veulent venir jaser, venir voir en salle, sortir de la maison, on vend une expérience», d’ajouter Martin Patry, propriétaire de L’intimiste.

Bien qu’il n’est pas facile pour les restaurateurs de se plier à toutes ces exigences de la Santé publique, ces derniers font des sacrifices afin de pouvoir réengager leurs employés et accueillir les clients. 

Michael Harvey, propriétaire du Resto-Pub 2000, a dû réduire la capacité de sa salle à manger à «environ 55 %» tandis que Martin Patry l’a réduite de moitié. «Quand on pourra réduire la distanciation à un mètre, je vais perdre à peu près deux tables seulement. Ça va faire une grosse différence», explique le propriétaire de L’intimiste.

Des clients au rendez-vous

Du côté du Resto-Pub 2000, les clients ne se sont pas rués vers la salle à manger du restaurant dès la première journée. «À l’ouverture de la salle à manger au début de la semaine, on a eu l’impression que les gens étaient encore un peu frileux. Ça nous permet de nous remettre dans le bain tranquillement», lui qui souligne que les premiers à s’être présentés sont ses clients réguliers. 

La veille de son ouverture prévue le 17 juin, L’intimiste comptait déjà une trentaine de réservations. «On n’a aucune idée si les gens vont rester au rendez-vous. Est-ce que c’est parce que c’est la première semaine qu’on a autant de réservations ou ça va durer comme ça un bout? On ne sait pas», se questionne M. Patry.

Les trois restaurateurs s’entendent qu’avoir à mettre à pied temporairement leurs employés a été un défi de taille pour eux. Pour le moment, L’intimiste a réengagé cinq de sa vingtaine d’employés et le Resto-Pub 2000, une trentaine sur une quarantaine. 

Revoir le monde de la restauration

Bien que la livraison et le prêt-à-emporter étaient des formules bien connues pour le Resto-Pub 2000, L’intimiste et le Grain de folie se sont adaptés à la situation et ont modifié leur offre de services à cette nouvelle réalité. 

«On en faisait déjà du takeout avant, mais de façon minime, ce n’était pas publicisé. Je crois que ça va continuer de fonctionner, parce que plusieurs ne sont pas encore prêts à revenir sur place», souligne Martin Patry. «La COVID va nous avoir permis d’accélérer ce projet (de prêt-à-emporter) qu’on avait prévu réaliser au cours des cinq prochaines années», rapporte Claudine Hasty.

Malgré que le Resto-Pub 2000 et L’intimiste se sont rapidement préparés pour une réouverture, le Grain de folie a choisi d’y aller à son rythme. 

«Ce qu’on a trouvé comme solution, c’est de prendre notre temps pour se faire une salle à manger disposée de façon plus chaleureuse […] Quand les gens viennent au Grain, c’est pour se poser au paradis quelques heures! On veut qu’il ait une paix d’esprit malgré les mesures, soutient la propriétaire. On a décidé de se poser et il faut prendre le temps, parce qu’on construit le monde de la restauration de demain.»

Les plus lus

C'est la fin pour le Cosmos Café Lévis

La COVID-19 aura eu raison d'un autre commerce lévisien. Les associés derrière la chaîne de restaurants Cosmos ont annoncé, le 16 juin, à leurs employés et à leurs partenaires qu'un processus est en cours afin de vendre l'établissement de Lévis, situé dans le quartier Miscéo.

Le Pacini de Lévis définitivement fermé?

Un autre restaurant lévisien sera vraisemblablement une nouvelle victime de la COVID-19. Selon un article de La Presse, le restaurant Pacini de Lévis n'ouvrira plus ses portes.

Ouverts ou fermés le 24 juin et le 1er juillet?

Le ministère de l’Économie et de l’Innovation a tenu à rappeler aux commerçants et aux consommateurs, le 16 juin, que les commerces de détail devront fermer leurs portes au public le mercredi 24 juin, à l’occasion de la Fête nationale du Québec, et le mercredi 1er juillet, à l’occasion de la fête du Canada. 

Lévis présente son plan de match pour favoriser l’achat local

C’est notamment en compagnie de Philippe Meurant, le directeur du développement économique et de la promotion de la municipalité, que le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a dévoilé, le 11 juin le plan de match de la Ville pour favoriser l’achat local au cours des prochains mois. Avec entre autres la mise en place d’un nouveau portail territorial transactionnel, Lévis veut inciter ses citoyens à ...

La COVID-19 a raison d'un gym lévisien

Energiegym, le centre d'entraînement de Saint-Romuald qui était également responsable du club de boxe Energybox, a annoncé sa fermeture définitive en raison de la crise de la COVID-19.

Un nouvel honneur pour le Quality Inn & Suites de Lévis

Dans le cadre des prix Satisfaction de la clientèle 2020, Choice Hotels Canada a remis le prix Platine au Quality Inn & Suites de Lévis. Cette distinction récompense les hôtels canadiens «pour leur excellence opérationnelle et leur dévouement à offrir un service de qualité supérieure».

Se réinventer pour passer à travers

Entreprise événementielle florissante basée à Saint-Nicolas, le Groupe Satir Productions a été durement frappé par le confinement mis en place par le gouvernement provincial afin de freiner la propagation de la COVID-19. Cependant, la firme a développé de nouveaux services afin de poursuivre ses activités et rappeler ses salariés au boulot.

Unis pour Lévis : une initiative pour l’achat local

La Chambre de commerce de Lévis (CCL) a lancé Unis pour Lévis dans le cadre du programme de Desjardins Du cœur à l’achat sur la plateforme La Ruche, le 29 juin. La CCL souhaite récolter 25 000 $ pour les entreprises d’ici et Desjardins s’engage à remettre le même montant qui sera amassé, jusqu’à concurrence de 25 000 $, à deux organismes qui se le partageront, c’est-à-dire l’ADOberge et la Fondati...

Relance économique : L'AGRTQ réitère l'importance de considérer le développement du logement social

Déplorant que le gouvernement du Québec ait fait «complètement fi du logement social et communautaire de sa relance post-COVID-19», l’Association des groupes de ressources techniques du Québec (AGRTQ) a tenu à rappeler l’importance de cet enjeu dans un mémoire déposé dans le cadre de l’étude du projet de loi 61. Concrètement, l’AGRTQ demande au gouvernement d’inclure le logement social et communau...

Lettre ouverte - L’acquisition d’un traversier d’outre-mer par le gouvernement fédéral sera-t-elle vraiment une solution temporaire?

Le gouvernement fédéral a fait l’annonce, la semaine dernière, de l’acquisition d’un traversier espagnol, le NM Villa de Teror, pour desservir les Îles-de-la-Madeleine. Bien qu’il s’agisse officiellement d’une solution dite «temporaire», en attendant la construction d’un navire de remplacement permanent par le Chantier Davie, la situation nous inquiète et nous amène à demander des précisions au go...