De gauche à droite: François Beaudoin, copropriétaire, Eva Canac Marquis-Dumas, aux communications, et William Audet, copropriétaire. - CRÉDIT : COURTOISIE

L’engouement est grandissant autour de Cru d’abeille, une hydromellerie lévisienne mise sur pied par François Beaudoin et William Audet. Depuis leur mise en marché au début du mois de juillet, ce sont actuellement 38 différents points de vente qui offrent leurs produits.

C’est comme colocataires, en 2009, que François Beaudoin et William Audet se sont rencontrés. Le coût financier de leur achat en alcool étant élevé, ils ont décidé de brasser leur propre bière dans leur appartement de Montmagny et c’est de cette colocation que leur passion brassicole est née.

«Comme tout bon étudiant au cégep, on dépensait une fortune en bière. Donc, on s’est dit qu’on pourrait en faire dans la garde-robe. Au début, c’était vraiment boboche, mais de fil en aiguille on s’est amélioré. On a commencé à peaufiner des recettes et on est devenu littéralement des brasseurs professionnels grâce à cela», explique François Beaudoin, copropriétaire chez Cru d’abeille.

Par la suite, ils ont emménagé à Lévis où chacun a trouvé un travail dans le domaine et a continué de parfaire ses connaissances. C’est lors d’un voyage en France, au cours duquel les anciens colocataires ont complété une formation sur la bière, qu’ils ont réalisé qu’ils possédaient déjà en main les connaissances nécessaires pour se lancer en affaires.

De la bière à l’hydromel

L’envie de créer une entreprise avait toujours frôlé l’esprit des deux brasseurs sans qu’ils n’aient poussé l’idée plus loin. Il y a quatre ans, William a fait l’achat de livres sur le brassage de la bière et, parmi les livres, un concernait l’alcool à base de miel.

«C’est une drôle d’histoire, commen-ce William. C’est au début de notre carrière, j’achetais des livres sur Amazon pour parfaire nos connaissances. Je cherchais des livres sur l’eau et le malt et si on achetait huit livres ça revenait moins cher qu’en acheter sept. Je me suis dit que j’allais en prendre un de plus et par pur hasard c’était un livre sur l’hydromel. Il a dormi sur le coin de la table pendant un moment. Éventuellement, on l’a ouvert et on trouvait que c’était intéressant.»

De ce fait, ils ont décidé de tester une recette dans leur sous-sol. Les résultats étant concluants, ils ont fait une étude de marché de ce qui s’offrait en hydromel au Québec.

«On est allé en acheter pour prendre le goût du marché et voir ce qu’il y avait de disponible sur les tablettes. On a constaté que c’était sensiblement tout le temps du pareil au même. C’était plus sucré et liquoreux», indique William.

Ils ont saisi l’opportunités d’intégrer ce marché peu exploité et avaient les connaissances pour réaliser un produit différent. Ils ont donc décidé de sauter à pieds joints dans le projet. «On a fait des tests et quelques années plus tard, on avait nos recettes et on était prêt», souligne le brasseur.

Travail de longue haleine

Le marché de la microbrasserie est de plus en plus saturé au Québec, les deux brasseurs ont vu dans l’hydromel l’occasion de faire un produit qui se démarque de la concurrence.

«C’est vraiment un alcool traditionnel, mais on lui a donné une image plus jeune et on l’a rendu, à notre avis, plus accessible. On peut l’apporter partout et c’est léger en alcool. On y a mis des aromates que les gens peuvent reconnaître et on en a fait une boisson désaltérante plutôt qu’un vin liquoreux qu’on ne boit qu’une fois par année. On s’est dit qu’on allait faire un produit plus pintable, avec un meilleur potentiel de buvabilité», ajoute M. Beaudoin.

Quatre ans plus tard, à la suite d’un travail acharné, de groupes de discussion, d’essais de marché et de la création d’un plan d’affaires, les deux propriétaires ont finalement affiché leurs produits sur les tablettes de la Rive-Sud et de la Rive-Nord.

Brasseurs et apiculteurs

Pour certains alcools, dont l’hydromel, il faut être propriétaires de la matière première. Cru d’abeille devait donc avoir son propre miel. Ainsi, les deux entrepreneurs ont dû se procurer leurs propres abeilles et devenir apiculteurs.

C’est l’hiver dernier que l’entreprise lévisienne a acquis ses abeilles et puisque la saison s’est terminée hâtivement, les abeilles ont commencé plus rapidement la production de miel au printemps. «Cette année, la production a quand même été abondante. On est content pour ça, mais on est assujetti aux limitations de nos ruches», expose M. Audet. 

Offrir des produits locaux tout en ne faisant aucun compromis sur la qualité sont les mots d’ordre de l’entreprise.

«On veut avoir la mainmise sur notre produit et toujours sortir ce qu’il y a de plus optimal. Le but, c’est de démocratiser l’hydromel et le rendre le plus accessible possible», confie François.

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