CRÉDIT : GILLES BOUTIN - ARCHIVES

Comme plusieurs commerces dans la région, les entreprises de taxi de Lévis souffrent en raison de la pénurie de main-d’œuvre. Ce problème qui persiste depuis une longue période n’est pas près de se régler.

Par Manuel Cardenas

Le Journal s’est entretenu avec trois propriétaires de compagnies de taxi de la région. Bien que les circonstances varient d’une compagnie à l’autre, le point commun est l’aggravation du problème depuis la pandémie.

«Beaucoup d’employés sont partis en raison de l’aide gouvernementale. Depuis le déconfinement, peu sont revenus», a déclaré le directeur général de Taxi Lévis 4000, Ali Neszi.

«La pandémie a totalement empiré le problème. On a des chauffeurs qui travaillaient à temps partiel qui sont restés sur la PCU et qui ne sont pas intéressés à revenir», a ajouté pour sa part, la propriétaire de Taxi Charny 2000 et Taxi Chaudières Ouest 2001, Josée Fortin

«Même si le problème a commencé avant la pandémie, il s’est empiré pendant. Les salaires augmentent et les employés sont rares donc on n’arrive pas à refléter les coûts des opérations sur nos services», a fait valoir le propriétaire de Taxi Lévis, Hicham Berouel.

Bien que cette situation soit néfaste pour les propriétaires, elle affecte également les clients de ces entreprises.

«Parfois, pour le service à la clientèle, on ne peut éviter d’avoir du retard. On essaie d’offrir le meilleur des services, mais on n’est pas assez pour arriver à l’heure», a expliqué Ali Neszi.

«Il y a certaines journées que c’est très difficile de répondre à la demande parce qu’on est à effectif réduit. Au lieu d’avoir six voitures, j’en ai quatre, c’est ça que ça fait», a affirmé Mme Fortin.

«En ce moment pour répondre à la demande et éviter les horaires saturés, il me faudrait environ 20 chauffeurs supplémentaires», a ajouté M. Berouel.

De plus, le peu de main-d’œuvre disponible pour ces entreprises serait inadéquate pour cette industrie. Selon deux des trois propriétaires interrogés, ils ont reçu plusieurs employés non qualifiés durant les derniers mois. Le manque d’expérience, le manque d’éthique de travail et le manque de connaissances sur le territoire de travail seraient les problèmes les plus significatifs.

Finalement, ces entrepreneurs sont frustrés, car ils jugent qu’aucune solution n’est employée par le gouvernement pour remédier à la situation.

«J’ai fait plusieurs demandes à Commission des transports du Québec pour savoir pourquoi ils n’appliquent pas leur mécanisme d’augmentation de tarif. Chaque année, dès qu’il y a 2 % d’augmentation des coûts, la Commission est obligée de faire une augmentation des tarifs. On est rendu à 17 % et il n’y a pas encore eu d’audience», a expliqué le propriétaire de Taxi Lévis.

«En plus de faire nos services de transports, on fait la livraison pour les hôpitaux de la Rive-Sud. Si mon témoignage peut secouer des gens au gouvernement pour nous aider, tant mieux parce que les taxis sont un service plus qu’essentiel», a conclu M. Neszi.

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