Le GRISa proposé à la vingtaine de jeunes présente pour la deuxième rencontre de l’INTERmédiaire un atelier sur l’expression du genre. CRÉDIT : ALEXANDRE BELLEMARE

Coordonnatrice aux Maisons des jeunes de Charny et Saint-Jean-Chrysostome depuis novembre 2017, Dominique Riel-Roberge a constaté que les questions d’identité de genre sont récurrentes chez les jeunes de la région. Avec l’aide de Marie-Pier Petit, étudiante à la maîtrise en service social à l’Université Laval, elles ont mis sur pied le projet l’INTERmédiaire.

À lire : Des jeunes qui en ont beaucoup à dire

Devant une vingtaine de jeunes ouverts aux échanges à propos de la communauté LGBTQ+, le projet l’INTERmédiaire a tenu sa deuxième rencontre afin de discuter de l’expression du genre, le 12 février à l’Espace Espéranto.

Mme Riel-Roberge et celle qui porte maintenant le projet sur ses épaules, Marie-Pier Petit, ont proposé des activités afin de susciter la discussion auprès des adolescents de 14 à 18 ans qui étaient présents. De plus, l’équipe du Groupe régional d’intervention sociale (GRIS) est venue proposer un atelier entourant la diversité des individus en abordant la question de l’identité de genre et l’expression du genre.

Au cours de cette rencontre, on a pu entendre une tonne de témoignages provenant de la vingtaine de jeunes présents. Des expériences passées, des impressions et des opinions sur la société d’aujourd’hui par rapport à l’expression du genre. Pour finalement entendre la coordonnatrice des Maisons des jeunes de Charny et Saint-Jean-Chrysostome affirmer qu’«on a le droit d’être qui on veut».

Tâter le terrain pour mettre en branle un projet

Ce genre de rencontres a été pensé par Marie-Pier Petit, assistée de Dominique Riel-Roberge, puisqu’au bout du compte, elles souhaitent aller jusqu’à créer une maison des jeunes spécialisée pour la communauté LGBTQ+ de la Rive-Sud.

«À cause des questions de jeunes qu’on avait, on a commencé à essayer de trouver des façons de les informer sur l’expression de genre et l’identité de genre. On a constaté que les jeunes n’avaient pas vraiment de ressources dans ce secteur, ici, à Lévis», explique Mme Riel-Roberge.

Les intervenantes ont conclu qu’une ressource comme le milieu jeunesse l’Accès, une maison des jeunes pour les jeunes LGBTQ+ et leurs amis mise sur pied par le GRIS de Québec, était le projet qu’il leur fallait. Marie-Pier Petit souligne même que près de 50 % des jeunes qui fréquentent l’Accès viennent de la Rive-Sud.

Embryonnaires comme projet, les rencontres de l’INTERmédiaire permettent aux animatrices de tâter le pouls des jeunes à propos de ce besoin. 

Déjà, la première rencontre qui s’est déroulée le 11 décembre dernier avait été un succès alors qu’un peu plus d’une quinzaine de jeunes s’était présentée. «La plupart des jeunes qui étaient présents la première fois ont tout de suite manifesté leur envie de revenir. On a rapidement vu que la demande était là», ajoute l’étudiante en service social.

Un plan de plus en plus concret

«Dès l’an prochain, le but serait de mettre sur pied un projet pilote et de trouver du financement pour offrir du contenu pour les jeunes», exprime Dominique Riel-Roberge. Puisque la demande est présente, on peut croire que le projet prendra rapidement de l’ampleur. Les intervenantes souhaitent avoir une maison des jeunes d’ici 2024 au maximum.

Le but de cet endroit est déjà très clair pour Mme Petit. «On voudrait y offrir des ateliers d’information, mais surtout offrir une place pour la discussion entre les jeunes qui vivent avec cette réalité-là et qu’ils puissent créer un réseau», dénote l’étudiante.

En s’entourant d’atouts comme les équipes de L’ADOberge Chaudière-Appalaches, le Centre d’aide et prévention jeunesse de Lévis et le GRIS, la coordonnatrice et l’étudiante seront en mesure d’offrir une troisième rencontre dans le cadre de leur projet. Celle-ci portera sur la question de l’identité de genre, et aura lieu dans les prochains mois.

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