La Lévisienne Amélie Gingras aide les personnes inscrites sur le site. CRÉDIT : COURTOISIE

Quand on vit avec une incommodité physique, une déficience intellectuelle, une maladie chronique ou une paralysie, on peut se sentir plus vulnérable au regard des autres sur les sites de rencontre. Une plateforme d’un nouveau genre propose des «rencontres adaptées» à celles et ceux qui vivent avec une différence.

C’est en voyant à la télévision la maman d’un jeune homme autiste, triste de ne pas avoir d’amoureuse fonder une agence dans son pays, qu’Émilie Gingras pense à en créer une au Québec pour les personnes confrontées à des préjugés dans leurs relations avec les autres.

Maman d’un garçon de 11 ans avec un trouble du spectre de l’autisme, elle est d’autant plus sensible à cette situation. «Mon fils, quand il était plus petit, il a fallu lui apprendre la différence entre un inconnu et une personne connue», illustre-t-elle.

Le plus difficile, c’est «entrer en relation, prendre contact», car souvent, «le lien avec l’autre est maladroit», explique la Lévisienne native et résidente de Saint-Rédempteur.

Afin de permettre à tout le monde d’être «outillé pour faire de belles rencontres», Émilie Gingras décide de monter son propre projet. «Je trouvais mon idée bonne et originale», s’exclame celle qui n’avait pas trouvé d’équivalent dans la province. L’entrepreneure démarre son plan d’affaires, prend rendez-vous avec un organisme de micro-crédit. 

Mais au printemps dernier, elle tombe par hasard sur le site Rencontre adaptée.

D’une à trois

À la lecture de la présentation, elle se rend compte que c’est exactement ce qu’elle veut faire. «Je suis un peu déçue au départ, car je me dis que quelqu’un a eu l’idée avant moi», confie-t-elle.

Sur les conseils d’une amie, elle prend contact avec les deux fondatrices de la plateforme, Darlène Lévesque et Vanessa Lévesque basées à Saint-Jean-sur-Richelieu. «J’ai écrit un beau grand courriel, dans lequel je parlais de moi», raconte Émilie Gingras. 

Dans les 24 heures suivantes, elle reçoit une réponse. «Elles trouvent mon idée de vouloir m’impliquer super intéressante. Elles aiment mon profil, ma personnalité et comment je parle de ma famille», partage-t-elle.

Une rencontre plus tard, les voilà toutes les trois prêtes à vivre l’aventure ensemble. Émilie Gingras devient la représentante pour la grande région de Québec. 

Une agence, l’accompagnement en plus

Avec Rencontre adaptée, la discrimination n’a pas sa place. La plateforme veut donner la possibilité à tout le monde, sans distinction, de faire des rencontres amicales et amoureuses ainsi que «d’assumer leur différence et de la partager avec d’autres personnes». 

Les personnes qui s’inscrivent sont accompagnées dès leurs premiers pas sur le site. Une entrevue permet de remplir le profil avec l’aide d’une agente. «On choisit une photo ensemble», précise Émilie Gingras.

Avant le premier contact entre deux membres du site, Rencontre adaptée recueille aussi l’accord de chacun. «S’ils veulent, on transmet les informations. Des fois, ces gens sont plus vulnérables, selon leur condition ou leur handicap.»

«C’est un service d’accompagnement. On ne veut pas les laisser à eux-mêmes, s’ils ont une restriction ou un manque d’estime de soi. On les soutient pour qu’ils croient en la rencontre.»

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