Sur la première photo : Réjean Bernard souhaite honorer le capitaine Bernier et en faire un attrait touristique pour la région. Sur les autres photos : L'Arctic et le capitaine Bernier. CRÉDIT : COURTOISIE

La passion de la navigation maritime et des bateaux a toujours habité Réjean Bernard, Lévisien et instigateur de l’Association des ami.e.s de l’Arctic. Après une vie de travail, le retraité et anthropologue aimerait lancer un projet d’envergure pour la région : la reconstruction du navire du capitaine Joseph-Elzéar Bernier à Lévis sur les berges du Saint-Laurent, dans le secteur de la Traverse.

Le capitaine Bernier, dont la statue a été érigée au quai Paquet en 2016, est ce grand explorateur, originaire de L’Islet et résident du secteur Lauzon pour ensuite déménager sur la rue Fraser jusqu'à son décès, qui est parti à la découverte de l’Arctique entre 1905 et 1909 et qui a permis au Canada de prendre possession de ce territoire.

«C’est comparable aux voyages à l’extérieur de notre système solaire! À l’époque, il fallait être un peu fou pour vouloir naviguer dans les eaux de l’Arctique, plusieurs y ont laissé leur vie», a figuré M. Bernard. Le capitaine Bernier a permis au Canada d’élargir ses frontières et a passé huit hivers dans les eaux du Grand Nord.

Afin d’honorer ce grand explorateur, Réjean Bernard souhaiterait reconstruire le bateau trois-mâts du capitaine Bernier nommé l’Arctic. Selon l’échéancier symbolique de M. Bernard, sa construction pourrait se conclure en 2027 afin de célébrer le 175e anniversaire du personnage historique.

Un contexte favorable pour le projet

Celui qui a occupé le poste de directeur de L’Anglicane dans les années 80 croit que c’est le moment parfait pour reconnaître cet homme peu connu qui a fait de grandes choses pour la région et le pays.

«Il y a un contexte qui permet de réactualiser le capitaine Bernier parce que c’est un héros qui est mal connu et que le Québec aurait avantage à mieux connaître, ne serait-ce pour mieux comprendre un certain nombre d’enjeux géopolitiques avec le Québec, le Canada, le Nord et les peuples autochtones y vivants, explique M. Bernard. On est en questionnement sur tout ce qui se passe dans le Nord actuellement, non seulement au niveau politique, mais aussi au niveau économique, climatique et de la reconnaissance des peuples autochtones. Il y a beaucoup de choses à l’heure actuelle que la population aurait avantage à connaître pour y participer.»

Mobiliser la population

Pour se réaliser, le projet Destination Arctic 2027 nécessitera énormément de ressources. Tout d’abord, l’instigateur de la démarche aimerait que des jeunes en formation puissent s’impliquer dans la construction du trois-mâts. Pour ce faire, M. Bernard croit qu’un programme de formation en charpenterie maritime serait nécessaire pour la région puisqu’il affirme qu’il y a un grand engouement pour ce genre de cours en Europe.

À ses yeux, la Davie est un acteur clé dans ce projet, mais il est trop tôt pour le chantier maritime pour s’y accoler. Par contre, un partenaire lié à la Davie est crucial pour M. Bernard. «Un partenaire majeur pour concrétiser le projet serait les travailleurs actuels et les retraités de la Davie, ceux-ci ont une expertise dans la construction navale. Ces gens pourraient réactualiser leur savoir-faire et mettre en valeur ce qu’ils ont fait toute leur vie», avance-t-il.

Un lieu en tête

Ce projet de longue haleine deviendrait un outil de développement touristique, de valorisation du patrimoine maritime de la région et de sensibilisation à la cause du Grand Nord. C’est pourquoi Réjean Bernard croit que le navire devrait se construire tout près du quai Paquet.

«Le secteur de la Traverse a besoin d’animation pour amener encore plus de touristes sur la Rive-Sud, c’est un volet économique important pour Lévis, le tourisme. [...] La réalisation du quai Paquet est une magnifique réussite. L’ajout d’un produit comme celui-là viendrait contribuer à son succès. [...] Je souhaiterais que cette construction devienne un outil d’animation du milieu en le faisant devant le public, près du quai Paquet où autrefois on construisait des navires», affirme le Lévisien.

Pour le moment, Réjean Bernard a fondé l’Association des ami.e.s de l’Arctic afin de mettre de l’avant de son projet. Pour information ou prendre part à Destination Arctic 2027, contactez son instigateur à arctic2027@bell.net.

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