Sur la photo : Luc Lépine et Hélène Major (au 1er rang à gauche) lors du lancement du livre à Lévis. CRÉDIT : AUDE MALARET

Surnommé le Rambo québécois, Léo Major libéra une ville à lui seul, Zwolle aux Pays-Bas, pendant la Seconde Guerre mondiale. Le parcours hors norme de ce soldat du Régiment de la Chaudière est retracé dans un livre de l’historien Luc Lépine.

«Léo Major a subi plusieurs revers pendant la guerre. Il a été blessé. Il a fait le débarquement de Normandie. Trois semaines après, il perdait un œil. Une grenade est tombée près de lui et lui a brûlé la moitié du visage. On lui a dit, c’est fini la guerre pour vous et il a refusé», présente Luc Lépine.

Dans son dernier livre Léo Major, un héros résilient – L’homme qui libéra une ville à lui seul, publié chez Hurtubise, l’historien militaire québécois raconte le destin de cet homme pas comme les autres dont les exploits sont pourtant peu connus dans la province. 

Malgré ses blessures, le tireur d’élite veut continuer à se battre. Il séjourne un mois à l’hôpital et au lieu de revenir au Canada, il retourne sur le champ de bataille. En 1945, alors qu’il ramène les corps de ses frères d’armes, Léo Major roule sur une mine.

«Il a sauté 15 pieds en l’air. Il est tombé sur la terre glacée du mois de février. Il s’est brisé trois vertèbres, deux chevilles et au lieu de retourner à la maison, il a continué de faire la guerre. C’est un soldat qui ne reculait devant aucun effort et rien ne l’empêchait de continuer», poursuit Luc Lépine. 

Face à tant de bravoure, l’auteur s’est demandé : est-ce que tout est vrai? «Je suis allé vérifier dans les documents. Est-ce qu’il était à cet endroit? Est-ce qu’il a pu capturer 93 soldats?» Pour répondre aux questions qu’il se pose, Luc Lépine étudie le journal du régiment.

«Durant toute la guerre, il y a juste une journée où il y a eu plus de cent soldats capturés. Et c’est cette journée-là qu’il dit en avoir capturé 93», constate l’historien. Et que dire du fait d’armes le plus marquant de Léo Major, la libération d’une ville de 50 000 habitants, Zwolle aux Pays-Bas, à lui seul.

«C’est vrai! J’ai les documents qui disent qu’il avait été envoyé en éclaireur. Et le lendemain matin, ils disent que la ville était libérée. J’ai vérifié chaque élément. Et si je ne pouvais pas le vérifier, j’ai dit que c’était suivant sa parole», affirme Luc Lépine.

Un héros avec ses qualités et ses défauts 

L’historien s’est passionné pour le soldat qui n’est pas un «héros parfait». «C’est un être humain qui a ses qualités et ses défauts. Ça ne fait pas le meilleur soldat de parade, mais ça fait un excellent soldat dans les moments les plus importants», remarque celui qui espère que son livre inspirera «une meilleure connaissance et du respect pour les anciens combattants».

S’il est parfois sorti du rang, Léo Major est aujourd’hui reconnu à la hauteur de ses exploits par le corps militaire où il a servit, le Régiment de la Chaudière, où il s’est démarqué pendant la Seconde Guerre mondiale, et le Royal 22e Régiment, où il s’est distingué au cours de la Guerre de Corée. 

Les membres du Régiment de la Chaudière lui ont rendu hommage lors du lancement de sa biographie au Manège militaire de Lévis, le 25 octobre. En présence de la famille du soldat, d’une délégation du Royal 22e Régiment, et des représentants politique, tous ont salué les hauts faits de Léo Major afin qu’il soit célébré au Québec autant qu’il l’est en Europe, où plusieurs rues portent son nom et où ses actes héroïques sont enseignés à l’école.

«En Hollande, j’ai vu à quel point mon père est reconnu et à quel point ici, il est méconnu. Finalement, sa mémoire va être perpétuée, se réjouit sa fille, Hélène Major. Il était exceptionnel. C’était un homme de sang froid qui parlait peu, mais qui était extrêmement chaleureux.»

Les plus lus

Les commerçants du Vieux-Lévis se mobilisent pour Noël

À la suite de l’annonce de l’annulation du Marché de Noël du Vieux-Lévis via la page Facebook de l’événement, le 8 novembre dernier, un mouvement initié par les commerçants se trame dans le vieux quartier de la ville.

Pas de marché de Noël dans le Vieux-Lévis cette année

Sur sa page Facebook, le Marché de Noël du Vieux-Lévis a annoncé, le 8 novembre, que l'événement n'aura pas lieu en 2019.

Gilles Fontaine n’est plus

Natif de Lévis, l’éminent astrophysicien Gilles Fontaine s’est éteint le 1er novembre dernier, à l’âge de 71 ans.

La CDVL ne sera pas en mesure d’organiser le Marché de Noël

On pouvait lire sur la page Facebook du Marché de Noël du Vieux-Lévis, le 8 novembre dernier, que l’activité organisée par la Corporation de développement du Vieux-Lévis (CDVL) en collaboration avec le Centre de pédiatrie sociale de Lévis (CPSL) n’aurait pas lieu cette année.

Ferme Chapais : comment lui donner une nouvelle vie?

Que deviendra la ferme Chapais? L’immense site de 40 hectares situé en plein cœur de Lévis attise bien des convoitises. Alors que la Ville a déjà exprimé sa volonté d’en devenir propriétaire, c’était au tour des citoyens de faire part de leurs idées.

L’effectif infirmier stable en Chaudière-Appalaches

L’Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec (OIIQ) a dévoilé, le 27 novembre, le nombre d’infirmiers inscrits à son Tableau pour 2018-2019. Ces chiffres permettent de constater que l’effectif infirmier demeure stable en Chaudière-Appalaches.

Transport : Lévis choisit les voies latérales

L’aménagement de voies réservées sur près de 5 kilomètres du boulevard Guillaume-Couture commencera à l’automne 2021 pour une mise en service prévue d’ici 2025. Le coût total du projet se chiffre à 87,9 M$, bien plus que l’évaluation de 55 M$ présentée en 2017 par la Ville.

Transport en commun : les citoyens réagissent au projet

Les grandes lignes du projet de voies réservées aux autobus ont été présentées aux Lévisiens par le Bureau de la mobilité durable lors d’une consultation publique le 6 novembre. Les participants ont fait part de leurs commentaires et de leurs suggestions aux représentants de la municipalité.

La CSDN veut une gouvernance scolaire «durable, positive et bienveillante»

La Commission scolaire des Navigateurs (CSDN) a présenté, le 5 novembre à l’Assemblée nationale, son mémoire portant sur le projet d’abolition des commissions scolaires francophones devant la commission parlementaire de la culture et de l’éducation. L’une des rares commissions scolaires ne s’y opposant pas, la CSDN a alors proposé certaines modifications pour bonifier le projet de loi 40.

Le rang des déchets

Plusieurs résidents et propriétaires du quartier Saint-Étienne-de-Lauzon sont exaspérés de voir plusieurs citoyens se servir des abords du chemin Pétrée comme d’un dépotoir.