Patrice Gagnon et Christian Cantin ont pu partager la fierté de Joé Randisi lors de la remise des diplômes de la plus récente cohorte de l’ENPQ. CRÉDIT : COURTOISIE

La rencontre de Joé Randisi avec des agents du Service de police de la Ville de Lévis (SPVL) il y a quelques années, dans le cadre du programme Défi Everest, a littéralement changé la vie du jeune Lotbiniérois. Faisant face à de nombreuses difficultés scolaires, il a travaillé d’arrache-pied afin de réaliser son rêve : devenir policier.

C’est en 2010-2011 que la rencontre déterminante entre Joé et des policiers du SPVL est survenue. Élève dans le programme d’adaptation de l’École secondaire de l’Aubier de Saint-Romuald, le jeune homme alors âgé de 15 ans a pu participer au programme Défi Everest du corps policier lévisien.

Mis sur pied par des agents de la division des relations publiques et communautaires du SPVL, cette initiative permet à des jeunes éprouvant des difficultés scolaires de vivre des activités sportives, telles que l’escalade ou la randonnée en montagne, pour qu’ils vivent des expériences positives à l’extérieur des murs de l’école. 

Ces différents moments vécus avec des membres du corps policier lévisien, particulièrement Patrice Gagnon et Christian Cantin, ont fait germer l’idée que Joé Randisi n’allait plus abandonner : il sera policier.

«Christian m’a toujours poussé lors des activités et c’est lui qui m’a donné la piqûre pour devenir policier. […] J’ai toujours aimé aider les gens. Le côté communautaire de la police et la possibilité d’aider les gens en difficulté m’interpellent beaucoup. Ce n’est pas à cause que tu as traversé des épreuves que tu n’es pas capable d’avancer. La mission de la police, protéger la vie, ça vient aussi beaucoup me chercher», explique Joé sur ses motivations à devenir policier.

Ne jamais lâcher

Toutefois, Joé Randisi était bien loin de son rêve lorsqu’il en a fait son objectif en 2010-2011. En effet, il n’avait pas complété son primaire, il pesait 260 livres, il était un garçon très renfermé sur lui-même et il avait des problèmes de motricité.

«Tout était à faire. Mais Joé est un gars qui veut tellement et qui déborde d’énergie. Il participait toujours à toutes nos activités. On l’avait même surnommé Jo-Oui tellement il ne disait jamais non. Par contre, si à l’époque vous m’aviez demandé s’il allait devenir un jour policier, je vous aurais répondu que Joé allait avoir beaucoup de travail à faire pour y parvenir», se rappelle Christian Cantin, porte-parole du SPVL qui a côtoyé Joé dans le cadre du Défi Everest.

Et du travail, le jeune homme en a abattu au cours des dernières années. Avec son objectif en tête, Joé Randisi s’est remis en forme en jouant notamment au football pour les Vikings de l’École secondaire Les Etchemins et en joignant les cadets des Forces armées canadiennes. De plus, il a multiplié les succès scolaires.

Désirant obtenir son diplôme d’études secondaires, il a ensuite suivi une vingtaine de cours à l’âge de 18 ans, dans le cadre du programme Accès collégial, pour recevoir le précieux document.

Grâce à ces efforts, celui qui était auparavant un cancre à l’école a pu déposer sa candidature pour le programme de Techniques policières au Campus Notre-Dame-de-Foy (Saint-Augustin-de-Desmaures) où il a été accepté et où il a poursuivi ses études entre 2015 et 2018.

Avant son entrée à l’École nationale de police du Québec (ENPQ) à Nicolet cet automne, Joé Randisi a profité de son «année sabbatique» pour poursuivre des études universitaires, grâce auxquelles il a obtenu un certificat en gestion appliquée à la police et à la sécurité.

Cet automne, il a suivi la formation obligatoire de l’ENPQ et son parcours sans échec s’est poursuivi puisqu’il a reçu, le 29 novembre dernier, son diplôme de l’institution. À cette occasion, Joé Randisi a pu vivre ce grand moment de fierté avec ses proches et ses deux modèles, Patrice Gagnon et Christian Cantin.

«Son parcours me fait capoter. On ne peut pas sauver tout le monde, mais le programme Défi Everest a permis de redonner le goût des études à plusieurs élèves, qui sont désormais de bons citoyens pour notre société. C’est incroyable comme ce programme permet à tous ses participants d’être dans une seconde famille. C’est fou comme un petit coup de pouce, une étincelle, peut changer la vie de quelqu’un», partage Christian Cantin.

Quant à Joé Randisi, il n’en revient toujours pas de pouvoir présenter sa candidature auprès de corps policiers du Québec.

«Je commence à réaliser tout ce que j’ai fait, mais on dirait que je ne le réalise pas encore. À ma graduation, je n’ai pu retenir mes larmes en me rappelant tous les efforts que j’ai faits. Pour moi, c’est irréaliste que je puisse postuler pour devenir policier au Québec», conclut le jeune homme âgé dans la vingtaine.

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