Danielle Buchanan a débuté sa carrière de policière en 1981 pour le service de police de la Ville de Saint-Romuald. CRÉDIT : ALEXANDRE BELLEMARE

En poste depuis 1981 et première policière municipale sur la Rive-Sud, Danielle Buchanan a pris sa retraite après 38 ans de service, le 13 décembre dernier. Portrait d’une pionnière du Service de police de la Ville de Lévis qui a ouvert des portes et changé les perceptions d’un métier typiquement masculin à l’époque.

En 1980, Danielle Buchanan a obtenu son diplôme en techniques policières du Cégep Garneau. Elle avait fait le choix de prendre une voie atypique pour les femmes. Au fond d’elle, la policière savait qu’elle ferait les choses différemment dès son tout jeune âge. «Déjà à 15 ans, je me suis inscrite dans les cadets de l’air. C’était la première année que les cadets admettaient des femmes dans leurs rangs. À 18 ans, j’ai été transférée au 6e Régiment d’artillerie de campagne à Lévis. J’y suis restée pendant près de 10 ans», se rappelle-t-elle.

Une fois sa formation terminée, la femme qui a grandi à Lévis a postulé dans plusieurs municipalités de la province. «J’ai envoyé une cinquantaine de CV dans différents services de police. Je n’ai reçu que des réponses négatives indiquant qu’ils n’avaient pas besoin de personnel. Par contre, mes collègues qui avaient gradué en même temps que moi recevaient des réponses positives», raconte Mme Buchanan. À ce moment, elle a décidé de travailler à temps plein comme réserviste dans les Forces armées canadiennes.

En 1981, elle a eu vent que le chef de police de la Ville de Saint-Romuald, Claude Bouchard, était «un visionnaire et souhaitait engager une femme». Danielle Buchanan est montée sur sa moto et s’est rendue à l’entrevue. Arrivée là-bas, elle a décroché l’emploi et y est restée pendant 38 ans. Dès les débuts, elle a voulu démontrer qu’elle était à la hauteur de l’emploi. «Je devais faire du mieux que je pouvais et je ne pouvais pas avoir peur de certaines situations. J’avais des choses à prouver. Ma force a toujours été d’être proche de la population et de prendre le temps de discuter tandis qu’à l’époque, ça se tapochait», partage la policière.

Une inspiration à l’écoute de sa communauté

«Certaines m’ont déjà dit : “Tu nous as inspirées, tu as foncé et tu nous as ouvert la porte”», souligne humblement Danielle Buchanan. Cette dernière a travaillé sur la patrouille, les enquêtes générales, les enquêtes jeunesse, la vérification dans les bars et restaurants ainsi que comme technicienne en ivressomètre et aujourd’hui, elle travaille à l’accueil du poste de police. Au cours de sa carrière, elle a toujours été une inspiration et une personne de confiance pour ses collègues et celles qui souhaitaient prendre la même voie que la sienne.

Bien que le métier ait énormément changé avec les années, elle l’aime toujours autant. «J’ai eu beaucoup de plaisir à faire mon métier. J’ai cumulé plusieurs bons coups et aidé les gens, mais d’abord et avant tout, je ne me suis jamais prise au sérieux. J’ai toujours été quelqu’un du peuple et j’ai toujours fait partie du peuple», relate Mme Buchanan.

Une retraite bien méritée

 La policière décorée de plusieurs honneurs lors de ses années de service prend sa retraite en paix. Celle qui est passionnée par les chiens de traîneaux depuis une trentaine d’années pourra s’y consacrer à temps plein. De plus, elle prévoit passer du temps avec ses proches et ses amis ainsi qu’en profiter pour voyager. 

C’est une policière qui a changé le visage de la police municipale qui se retire, une femme qui a toujours tendu la main vers l’autre et pour qui le contact avec la population était sa priorité. «Je vais me souvenir des moments où j’ai pu sauver des gens et oublier les moments plus difficiles. Je suis fière d’avoir pu inspirer des femmes policières et de voir qu’il y en a de plus en plus dans toute la province», conclut Danielle Buchanan.

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