CRÉDIT : ARCHIVES

Le taux de suicide était en légère diminution au Québec, en 2017, d’après des données compilées par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et rendues publiques le 3 février dernier. Toutefois, en Chaudière-Appalaches, l’organisme a plutôt noté une légère augmentation.

Par Mélanie Labrecque – Collaboration spéciale

Alors qu’en 2017, le taux s’établissait à 12 pour 100 000 habitants au Québec (12,8 en 2016), il était de 19,5 pour 100 000 personnes en Chaudière-Appalaches (16,4 en 2016).

«C’est une situation qui nous préoccupe et que nous suivons de près. La nuance que j’amènerais c’est que ce n’est pas inhabituel d’observer un nombre de décès différent d’une année à l’autre. Il y a toujours des variations», a assuré la spécialiste de la prévention du suicide à la direction de la santé publique de la Chaudière-Appalaches, Édith St-Hilaire.

L’INSPQ a compté, en Chaudière-Appalaches, 81 suicides en 2017, 72 en 2016, 79 en 2015 et en 2014, 75 en 2013 et 80 en 2012. «Lorsque l’on regarde les moyennes sur quelques années, c’est plutôt stable. […] Le nombre de 2017 est préoccupant, mais peut-être qu’en 2018 il aura diminué et qu’on pourra continuer de dire que le taux est stable sur une période de cinq ans.»

Causes

D’après Édith St-Hilaire, il est difficile de mettre le doigt sur la ou les causes qui pourraient expliquer un taux de suicide plus élevé en Chaudière-Appalaches. «S’il y avait une raison, on s’y serait attaqué depuis longtemps. […] C’est quelque chose que l’on prend très au sérieux. Il y a probablement plusieurs facteurs», a rappelé Mme St-Hilaire.

Au nombre de ces facteurs, elle mentionne que l’on retrouve souvent un taux plus élevé dans les régions rurales. Les hommes, dont le taux de suicide est plus élevé, ont également moins tendance à demander de l’aide lorsqu’ils en auraient besoin.

Prévention

Face à cette situation, le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Chaudière-Appalaches ne reste pas les bras croisés et mise beaucoup sur la prévention. Il a adopté, en 2017, un plan d’action régional pour prévenir les suicides.

«Il y a plusieurs formations visant différents types d’intervenants. Il y a celles qui sont plus poussées pour ceux qui doivent intervenir auprès de la personne suicidaire à l’aide des bonnes pratiques. […] Il y a une nouvelle formation qu’on appelle Repérage qui s’adresse aux intervenants sociaux qui n’ont pas nécessairement à intervenir auprès des personnes suicidaires, mais qui pourraient en repérer parmi leur clientèle. On parle notamment d’infirmières, d’ergothérapeutes ou des préposés aux bénéficiaires», a mentionné Mme St-Hilaire.

S’ajoute également le réseau des sentinelles, ce groupe d’adultes bénévoles formés pour établir le contact entre les personnes en détresse et les ressources d’aide. On en retrouve plus de 1 000 sur tout le territoire du CISSS de Chaudière-Appalaches.

Toutefois, tout n’est pas tout noir dans ce rapport. Mme St-Hilaire voit dans ces données une lueur d’espoir. Le taux de suicide chez les plus jeunes (adolescents et jeunes adultes) connaît une légère diminution. «La bonne nouvelle, c’est que les plus jeunes ont un peu plus entendu le message que c’est important de demander de l’aide lorsque ça ne va pas bien, qu’il y a toujours des solutions.»

Édith St-Hilaire rappelle qu’il existe plusieurs ressources disponibles pour les personnes qui auraient besoin d’aide. Il y a, entre autres, la ligne téléphonique 1 866 APPELLE (1 866 277-3553) ou Info Santé (811). Un intervenant social y offre un soutien confidentiel 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

 

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