CRÉDIT : SOCIÉTÉ IMMOBILIÈRE DU CANADA

Il arrive parfois que l'ordre des choses établi soit bouleversé; dans une pièce avec un café, une plume s'éveille sur le tard, n'ayant ni crédit ni tribune pour se faire entendre. Incapable d'arrêter d'écrire, dans certain cas particulier, cela donna naissance, au début des années 1970, au phénomène du journalisme gonzo; le texte qui suit en est une tentative de ma part.

Au début de l'année 2020, le maire de Lévis, M. Gilles Lehouiller annonça à grande pompe la création d'un jardin communautaire d'un tout nouveau genre, attirant croisiéristes et touristes de partout à travers le monde, du moins, c'est ce qui me vint à l'esprit en lisant l'article. Vivement, Radio-Canada ainsi que le groupe Québecor reprirent la bonne nouvelle et la rependit à travers le Québec.

Il s'avère que l'endroit du site, une ferme expérimentale du gouvernement fédéral, nommé la Ferme Chapais, se situe tout près de chez moi, à peine 6 km. Alors je décidai d'enfourcher mon fidèle destrier, cadeau de ma tante Marcelle, et d'affronter le trafic du boulevard Guillaume Couture, un boulevard conçu spécialement pour rendre le cyclisme impraticable, mais ça, c'est une autre histoire.

Arrivé sur les lieux, équipé d'un appareil photo et d'un sac en bandoulière, je cachai mon vélo et je partis à l'aventure, m'attendant à trouver un coin du paradis perdu, si bien vanter par monsieur le Maire; un jardin à l'image d'Eden, un jardin Lehouil-esque !

Quelle fut ma stupéfaction lors qu'arrivant au bout du chemin, je découvris une terre vaste en décrépitude, aux arbres morts couchés dans les champs, de bâtiments abandonnés et numérotés, témoignant d'activités anciennes et révolues. De la présence d'une maison, pareille à celle d'un intendant ou d'un gouverneur, barricadé d'une clôture de démolition et aux allures d'un manoir fantôme, ainsi que des serres aux toiles déchirés et aux bois rongés de pourritures et de couleur grise, ayant affrontés toutes les intempéries du siècle passé. À l'horizon, aucun signe du paradis perdu, qu'un seul et énorme potentiel en friche pour toujours inachevé.

Il n'y avait là qu’aridité et sécheresse, et l'absence de cours d'eau ne laissait place qu'à quelques Goélands faisant la sieste. Dans les champs, la nature ayant repris ses droits, les fleurs sauvages y sont présente sous milles aspects, mais toutes séparées entre espèce, comme si les lois de la nature promulguaient la séparation des genres ; où seule la main d'un humain bienveillant saurait réconcilier les essences de la nature.

Ici et là, fraises des champs et framboisiers poussant, non pas en rang, mais comme une tête frisée, et parmi eux, des papillons butinant et les sauterelles annonçant leur présence d'un chant rappelant l'été. En mangeant des framboises, je me m'y à songer de combien de budget aurais-je de besoin pour remettre les lieux en état d'être fréquentable, telle la vision du maire si bien distribuée à travers le pays de la vallée du Saint-Laurent. J'estimai, au bas mot, entre 5 et 20 millions de dollars pour un projet "de base", incluant un stationnement, une zone de jeu d'eau, un petit casse-croûtes et quelques kiosques, des sentiers aménagés de gazebos à travers les champs et forêts, et, une salle de théâtre racontant l'histoire du littoral, d'une pièce qui demeure à être écrite.

Ceci dit, je suis convaincu que notre gentil maire se présentera bientôt dans les médias pour se féliciter du franc succès de son projet, et c'est donc pour cela que j'ai pris quelques photos pour vous.

C'est ainsi que l'aventure se termine, déçu et n'avant vu aucun jardin, à la prochaine chers citoyens.

Jean-François Dufour

Lévis

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