Geneviève et Mathieu (photo 1) CRÉDIT : AUDE MALARET - Dans Les Derniers Humains, les spectateurs découvrent qui sont Simon, Lucie, Joffrey, Geneviève, Mathieu, Morrigane, Danielle et Guillaume des Primitifs. (photo 2) CRÉDIT : COURTOISIE

La tribu des Primitifs, une école de survie basée à Lévis, est au cœur d’un nouveau docu-réalité qui sera diffusé à partir du 4 septembre sur Historia. Les caméras ont suivi les instructeurs Mathieu Hébert et Geneviève Lavoie ainsi que d’autres membres de cette communauté de passionnés lors de cours et d’expéditions dans des lieux sauvages du territoire québécois.

Été comme hiver, dans la forêt, à la Baie-James ou sur la Côte-Nord, les membres des Primitifs repoussent leurs limites en se mettant volontairement en situation de survie. Dans cette école à ciel ouvert, les instructeurs partagent leurs savoir-faire, transmettent leurs connaissances et présentent des techniques héritées de nos ancêtres. Dans cette tribu où l’union fait la force, c’est ensemble qu’ils apprennent à se préparer et à s’adapter à toutes sortes de situations qui peuvent survenir quand la normalité n’existe plus. 

Œuvre du réalisateur primé Christian Lalumière, la série Les Derniers Humains plonge le spectateur dans l’univers des Primitifs. Au fil des huit épisodes, le public découvre le visage des membres de cette tribu de survivalistes. C’est en situation réelle qu’ils se présentent, partageant leurs expériences, parfois leurs échecs, mais surtout leur immense force collective et intérieure. 

Souhaitant montrer sa perspective du survivalisme, la tribu a accepté de participer à cette série. «Notre perspective est multidisciplinaire, basée sur la communauté, l’acquisition et le partage de savoirs, la planification et l’entraînement sérieux, pas juste la théorie», explique le Lévisien et cofondateur des Primitifs, Mathieu Hébert. 

Abattre certains mythes sur les survivalistes, en confirmer d’autres, voilà leur objectif. «L’idée, c’est d’éduquer et de lever le voile», partage-t-il, alors que le survivalisme intéresse de plus en plus monsieur et madame Tout-le-monde dans un contexte où faire face à un bris de normalité apparaît d’intérêt public. 

«Si on présente le survivalisme sous un certain angle, les gens tirent une conclusion rapide. Par exemple, ‘‘vous n’utilisez pas les armes à feu, vu que vous faites beaucoup de survie préhistorique’’. Non, on aime ça aussi. Notre équipe est juste très diversifiée. Est-ce que les bunkers intéressent les survivalistes? La réponse est oui. On réfléchit à des places fortes, à des façons de conserver des objets cachés. Même si on aime d’autres choses.»

Retrouver des acquis perdus

Faire du feu, construire un abri, pister les animaux, identifier les plantes, utiliser le bois, la pierre, le cuir, fabriquer de la corde, autant de gestes essentiels pour les Primitifs qui valorisent le retour à la nature. Et surtout se dépasser, constamment. 

«À un moment donné, on a été complaisants dans notre confort. En se spécialisant tellement, les compétences générales ont été abandonnées. Dans l’histoire de l’humanité, la spécialisation a été positive, mais le revers de la médaille, c’est que des savoirs généraux ne font plus partie de ceux que les gens ont. Il y a des acquis qui ont été perdus», observe Mathieu Hébert, qui explique que les techniques utilisées par les survivalistes ne sont finalement que des réponses à des enjeux humains depuis le début de l’humanité.

«On aime chevaucher les frontières, passer de ce qui est très ancien à très récent», ajoute sa partenaire de vie et de survie, Geneviève Lavoie. Pas question de se laisser dépasser et d’écarter les technologies modernes qu’ils utilisent tout autant. «J’ai toujours été avide de comprendre le monde dans lequel je suis. S’il y a quelque chose de nouveau, je veux savoir ce qui se passe», complète Mathieu. 

Lors du tournage des Derniers Humains, l’équipe a filmé ce qu’habituellement les Primitifs font en entraînement. «On n’avait pas besoin de faire semblant», souligne Mathieu qui a veillé à l’authenticité de ce qui est présenté à l’écran. S’ils n’ont pas changé leurs habitudes devant les caméras, tous ont eu à s’adapter. «On est habitué de partir avec notre tribu. Là, c’était comme une danse avec un partenaire avec qui on n’avait jamais fait de choses ensemble. Ils nous suivaient avec leur équipement», raconte Geneviève Lavoie.

«Il y a des épisodes où on s’est mis vraiment la barre haute. C’est ce qu’on fait toujours, on se tient loin du confort. Ça peut être physique, ça peut être mental. Tous ceux qui ont participé à la série ont repoussé leurs limites. C’était l’objectif. Y compris l’équipe de tournage!» Près de deux années de travail et 40 jours de tournage ont été nécessaires pour que la série Les Derniers Humains voit le jour. 

À paraître cette rentrée dans la collection Jeunes explorateurs des Éditions Broquet, Traces d’animaux du Québec : guide d’identification a été écrit par les Lévisiens Geneviève Lavoie et Mathieu Hébert, des Primitifs.

«Dans notre école, un de nos principaux projets est d’enseigner aux enfants et de leur apprendre à découvrir les mystères de la nature», explique Geneviève Lavoie.
Compétence essentielle en survie, le pistage permet aussi de développer d’autres habiletés d’observation afin de trouver les bons matériaux en forêt et de mieux connaître le fonctionnement de son environnement.

Suivre la piste

À paraître cette rentrée dans la collection Jeunes explorateurs des Éditions Broquet, Traces d’animaux du Québec : guide d’identification a été écrit par les Lévisiens Geneviève Lavoie et Mathieu Hébert, des Primitifs. 

«Dans notre école, un de nos principaux projets est d’enseigner aux enfants et de leur apprendre à découvrir les mystères de la nature», explique Geneviève Lavoie. 

Compétence essentielle en survie, le pistage  permet aussi de développer d’autres habiletés d’observation afin de trouver les bons matériaux en forêt et de mieux connaître le fonctionnement de son environnement. 

«Les jeunes sont très intéressés par les traces et les animaux. Dans cet ouvrage, on parle aussi des habitudes de ‘‘mangeage’’, les crottes, les tanières, tous les signes qui permettent de les identifier.»

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