CRÉDIT : GILLES BOUTIN - ARCHIVES

La saison froide est arrivée, et comme plusieurs cyclistes, j’ai récemment rangé mon beau vélo dans le garage en me félicitant d’avoir choisi ce mode de transport écologique, peu coûteux et bon pour la santé. Malgré tout, ma fierté est demeurée assombrie par la peur et la frustration que j’ai développées au courant de l’été en roulant à Lévis. Tout au long de la saison, je ne me suis pas senti en sécurité sur nos routes, car elles sont trop souvent absentes, mal adaptées et dangereuses pour les cyclistes.

Absentes

 Pourquoi dis-je que les routes sont inexistantes pour les cyclistes? Bien que nous ayons une magnifique piste cyclable de loisir, lorsqu’il est question des axes utilitaires (qui mènent aux commerces, aux lieux de travail et aux écoles par exemple), je ne trouve que très peu de voies cyclables. Les rues ont été façonnées pour les autos et n’ont jamais été adaptées.

Un nouveau tronçon cyclable s’en vient sur le boulevard Guillaume-Couture, entre St-Omer et Kennedy? C’est génial… mais tellement insuffisant! Qu’en est-il de toutes les autres artères principales? Comme cycliste, je ne sais pas où rouler sécuritairement pour rejoindre mes services essentiels.

Mal adaptées

Nous avons donc très peu de voies cyclables utilitaires, mais ces dernières sont en plus mal adaptées à la conduite à vélo. 

Par exemple, la plupart des voies cyclables sur les axes utilitaires sont bidirectionnelles, ce qui n’est vraiment pas pratique, parce qu’il y a toujours un côté qui roule à l’envers de la circulation. Quelle lumière dois-je respecter lorsque j’arrive à contresens à une intersection? Le feu de circulation automobile ou piéton? Vous essaierez, c’est très déboussolant de rouler à l’envers.

Mais ça, c’est quand on a la chance de se rendre jusqu’à un feu de circulation! Parce qu’il arrive très souvent que les pistes s’arrêtent à un endroit et qu’elles ne soient reliées à aucune autre voie cyclable. On est supposé faire quoi comme cyclistes? Comme la piste, disparaître?

Dangereuses

 Les voitures me frôlent. Je me déplace au milieu de la voie automobile pour dépasser les chars stationnés. Je me tasse dans la voie de gauche pour tourner et suivre les feux de circulation. Constat : je suis en danger sur nos routes. J’ai beau porter mon casque, m’équiper de trois lumières et huit réflecteurs, signaler mes intentions avec des gestes; je demeure en danger sur nos routes. Et je ne suis pas seul.

Chaque jour, je croise des cyclistes dans les rues lévisiennes. Souvent, elles et ils roulent n’importe comment (sur le trottoir, en sens inverse, en faisant des zig-zag…)

“Mais pourquoi est-ce que les cyclistes roulent si mal?”

Parce que nous n’avons nulle part où rouler bien! Parce qu’on se sent en danger sur nos routes! Avant de pouvoir juger une personne sur sa manière de rouler, encore faut-il qu’elle ait un endroit où rouler. Où sont les voies réservées? Où sont les bandes cyclables protégées? Des fois, je me demande: est-ce que Lévis des cyclistes, ça vaut moins que Lévis des automobilistes? Car personnellement, chaque fois que j’emprunte ma bécane pour aller faire mes courses, je crains pour ma vie. Est-ce que c’est comme ça qu’on veut encourager l’utilisation de ce moyen de transport écologique, santé et peu coûteux?

Actuellement, avoir une voiture est presque nécessaire pour vivre à Lévis. Je rêve pourtant d’une ville où il est possible de choisir un moyen de transport cohérent avec nos valeurs sans mettre notre vie en danger. Une ville où les voies sont présentes, adaptées et sécuritaires pour les déplacements utilitaires à vélo. Une ville dans laquelle je finirai l’été le sourire aux lèvres en rangeant mon bicycle dans le garage. 

Malgré la peur et la frustration ressassées dans ce garage, j’ai repensé à mes valeurs écologistes et à mon petit budget pour le transport et l’activité physique. C’est donc quitte à risquer ma peau que j’ai sorti mon vieux vélo pour le préparer à rouler cet hiver.

Rémi Proteau

Cycliste lévisien qui en a plein son casque

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