CRÉDIT : ARCHIVES

Dans le cadre de la consultation publique sur l’avenir des réseaux des services de garde éducatifs à l’enfance (RSGEE), le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, s’arrêtait virtuellement dans les régions de Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale afin de discuter avec les acteurs et partenaires de ce réseau, le 31 mai dernier.

Au cours de cette démarche qui a débuté le 28 avril dernier, le ministère de la Famille a sondé la population générale, consulte les organisations oeuvrant dans ce domaine dans l’ensemble des régions du Québec, rencontrera les élus municipaux ainsi que les partenaires autochtones et terminera le tout avec ses partenaires nationaux afin de définir les besoins et faire un état de la situation des RSGEE.

«On veut consulter sur l’avenir du réseau, on veut ratisser large pour avoir l’avis de plus de gens possibles, a exposé Mathieu Lacombe en début de rencontre. Cette démarche va se terminer avec le dépôt, cet automne, d’un projet de loi qui sera en quelque sorte un coffre d’outils ainsi que le dépôt d’un document d’orientation qui sera, lui, le livre d’histoire, qui va nous expliquer où le gouvernement ira avec ses services de garde éducatifs à l’enfance, quel sera la vision de l’avenir.»

Des propositions déclinées sur quatre axes

Les différents participants à cette rencontre virtuelle ont été séparés en groupes afin de discuter et de proposer des pistes de solutions sur quatre axes importants sur lesquels le ministère de la Famille souhaite se pencher.

Tout d’abord, le premier axe avait comme sujet l’efficience du réseau actuel et du nombre de places abordables pour tous dans les garderies. Tous les groupes qui ont pris parole lors de la période de plénière ont évoqué la pénurie de main-d’œuvre comme enjeu principal du réseau et qu’une hausse des salaires significative pourrait régler cette problématique.

On a également demandé de subventionner les places non subventionnées et de laisser les appels d’offres ouverts à l’année plutôt que de façon ponctuelle, ce qui permettrait aux services de garde d’y présenter et préparer plus adéquatement leurs projets.

Certains groupes ont également soulevé la possibilité de se diriger vers un réseau totalement gratuit. «Le réseau devrait être perçu comme une prolongation du réseau scolaire et comme le réseau scolaire est gratuit, ça va de soi que le réseau des services de garde devrait aussi être gratuit», ont soutenu les représentants des groupes de discussion.

En ce qui concerne le deuxième axe qui portait sur les processus d’admission et les services de garde à horaire atypique, les groupes ont demandé d’offrir une plus grande exhaustivité des services de garde sur la plateforme Ma place 0-5 ainsi qu’y afficher une liste d’attente afin de rassurer les parents qui cherchent une place en garderie et alléger la tâche des services de garde qui doivent assurer la communication avec les parents en attente.

D’autres ont proposé de créer une carte des services de garde qui correspondent aux besoins des parents et ainsi offrir une plus grande visibilité aux services de garde à horaire atypique et mieux diriger les parents.

En ce qui a trait à l’axe trois, qui avait pour sujet les services de garde en milieu familial, plusieurs ont proposé qu’un seul réseau de services de garde soit régi par le ministère de la Famille pour tous les enfants du Québec afin d’assurer l’égalité des chances ainsi qu’uniformiser la qualité des services.

Pour le quatrième axe qui concernait les enfants de familles vulnérables et les enfants ayant des besoins particuliers, les participants ont demandé d’élargir la définition du mot vulnérable pour aider un plus grand nombre d’enfants et de familles aux prises avec des situations difficiles. Les groupes ont également demandé de revoir le financement pour les enfants vulnérables et ceux ayant des besoins particuliers afin que les services de garde puissent engagent une ressource à temps plein qui viendrait en aide aux éducatrices et éducateurs avec cette clientèle.

De son côté, le Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches, qui prenait aussi part à cette consultation publique, a souligné que «le manque de places en services de garde éducatifs à l’enfance constitue un recul majeur pour la situation des femmes en Chaudière-Appalaches et au Québec et ne fait qu’accentuer les inégalités vécues par les femmes vivant des situations de vulnérabilité».

L’organisation a rappelé qu’en 2020, près de 32 500 femmes ont dû quitter le marché du travail en raison du manque de place en services de garde éducatifs à l’enfance.

Les plus lus

Travaux sur le pont Laporte : des mesures d’atténuation bientôt en place

En raison des entraves majeures qui seront en place à certains moments cet été sur le pont Pierre-Laporte, le ministère des Transports du Québec (MTQ) a dévoilé, le 13 mai, les mesures d’atténuation en transport collectif qui seront en place pour faciliter les déplacements des citoyens.

Deuxième dose : les Québécois pourront devancer leur rendez-vous à partir du mois prochain

Lors d'une mêlée de presse à l'Assemblée nationale, le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé, a fait une mise à jour jeudi sur la campagne de vaccination. À cette occasion, il a notamment annoncé que les Québécois pourront devancer leur rendez-vous afin d'obtenir une deuxième dose d'un vaccin contre la COVID-19 à partir de juin.

Les déchets ne seront ramassés qu'aux deux semaines cet été

Par voie de communiqué, la Ville de Lévis a confirmé, le 15 juin, que la collecte des déchets ne sera pas effectuée hebdomadairement cet été comme lors des dernières périodes estivales.

Dépistage massif à l'école primaire de Saint-Lambert-de-Lauzon

La Santé publique régionale mènera demain un dépistage massif auprès des élèves de 2e, 3e et 4e année de l'École du Bac, un établissement scolaire de Saint-Lambert-de-Lauzon.

Des rassemblements qui inquiètent à Saint-Rédempteur

Depuis le début de la pandémie, le parc Renaud-Maillette de Saint-Rédempteur est devenu un lieu très apprécié par les adolescents et les jeunes adultes de la région pour se rassembler. Toutefois, l’ampleur de ces fêtes improvisées commence à inquiéter certains utilisateurs de ces installations de la Ville de Lévis, dont l’Association de soccer Chaudière-Ouest (ASCO).

Lévis passera en zone orange le 31 mai

SANTÉ. L’amélioration de la situation sanitaire au Québec fait en sorte que le gouvernement pourra aller de l’avant avec les premières phases du déconfinement qui s’amorceront vendredi et lundi. C’est ce qu’a indiqué le premier ministre du Québec, François Legault, lors de son point de presse hebdomadaire sur l’état de situation de la pandémie de COVID-19 au Québec.

Lévis demande une nouvelle fois aux résidents de l'ouest d'utiliser judicieusement l'eau

Comme la semaine dernière, la Ville de Lévis a lancé un appel aux résidents des quartiers Breakeyville, Charny, Saint-Étienne-de-Lauzon, Saint-Nicolas et Saint-Rédempteur, le 10 juin, afin qu'ils fassent un usage judicieux de l’eau potable pour toute la période estivale. Sinon, la municipalité n'aura pas d'autre choix que de mettre en place des interdictions d'utilisation.

COVID-19 : Chaudière-Appalaches passera en zone jaune lundi

En raison de l'amélioration de la situation épidémiologique de la région, la Chaudière-Appalaches passera au palier jaune (niveau préalerte) à compter de lundi.

La collecte hebdomadaire des déchets retardée

Par voie de communiqué, la Ville de Lévis a annoncé, le 28 mai, que la reprise de la collecte hebdomadaire des déchets en période estivale n'aura finalement pas lieu le lundi 31 mai, comme initialement prévue.

Autres grèves à venir dans le réseau de l'éducation

En raison de l'impasse à la table de négociations, des syndicats représentant des travailleurs de l'éducation de la région seront en grève au cours des prochaines semaines.