CRÉDIT : JOSYANNE PRESCOTT

À 18 ans, Tomas Lacroix est depuis 5 ans membre du corps des Cadets royaux de l’armée canadienne 2820 des Chutes-de-la-Chaudière. L’adjudant-maître Lacroix a eu la chance d’amorcer sa dernière année dans le corps avec une distinction prestigieuse alors qu’il a été nommé cadet de l’armée le plus exceptionnel du Canada pour 2021 et récipiendaire de l’épée commémorative du lieutenant-général Walsh par la Ligue des cadets de l’Armée du Canada (LCAC) et la Légion royale canadienne (Légion).

C’était en 2009, à Victoriaville, que l’épée commémorative du lieutenant-général Walsh avait été remportée au Québec pour la dernière fois. C’est la récompense la plus prestigieuse qui peut être décernée à une cadette ou un cadet de l’Armée au Canada.

Tomas Lacroix a non seulement été récipiendaire de l’épée commémorative Walsh, mais aussi récipiendaire du trophée du Président, en tant que meilleur cadet de l’armée de la province, ce qui lui a valu sa nomination à l’échelle nationale contre 13 autres candidats.

«C’était déjà une grande surprise d’être récompensé comme le meilleur cadet au Québec, mais encore plus au Canada. Ça m’a mis un sourire au visage. J’ai travaillé pour ça et j’ai été capable de l’avoir», a souligné Tomas Lacroix.

Auparavant, il avait eu la Médaille d’excellence des cadets de la Légion royale canadienne pour ses 70 heures de bénévolat et la Médaille Lord Strathcona pour avoir été le meilleur cadet de son unité. De plus, il a obtenu la Médaille du service des cadets de l’armée de terre, qui est accordée à un cadet membre de l’organisation depuis quatre ans. Une barrette a aussi été ajoutée à cette dernière pour son année supplémentaire.

«J’ai eu une année de récompenses cette année. J’avais déjà eu des médailles dans mon corps de cadet, mais c’était la première fois que je compétitionnais contre d’autres corps de cadet, autant au provincial qu’au national. Au début, j’étais certain que mon père me faisait une blague. Je n’étais pas capable d’y croire», a-t-il avoué.

Maintenant, il envisage d’obtenir le prochain grade et devenir l’adjudant-chef de son unité lors du prochain conseil des mérites.

Une histoire de cadet

La mère de Tomas Lacroix travaille avec l’armée et lui a permis d’assister à plusieurs parades des cadets.

«Les parades, ce n’est pas ce qu’il y a plus de plus le fun chez les cadets, ce sont des gens qui reste debout et qui font des mouvements. Moi, j’étais assis là, à les regarder, et je me disais ‘’C’est ça les cadets?’’. Je n’avais pas envie d’en faire partie au début, mais ma mère m’a dit d’essayer et j’ai accepté», a expliqué le jeune homme qui est maintenant dans la ligue depuis cinq ans.

Lors de sa première journée, il n’était pas encore impressionné, mais appréciait quand même l’expérience. C’est lors des jeux annuels des cadets, qui regroupent les cadets de la province dans différentes compétitions, que Tomas Lacroix a eu la piqûre.

«Je suis quand même très compétitif dans la vie. La première année, on s’est fait battre et je me suis dit ‘’L’année prochaine, ce n’est pas vrai qu’on va se faire battre!’’. L’année suivante, on a gagné la médaille de bronze», a déclaré l’adjudant-maître Lacroix.

À la suite des jeux des cadets, l’intérêt et l’implication de Tomas n’ont fait qu’augmenter. Le président provincial de la LCAC, Jean Lord, a expliqué que souvent la ligue était un entonnoir et que plus les années avancent, plus les cadets quittent. Bien qu’ils étaient 50 dans sa cohorte et qu’ils ne soient maintenant que 2, pour le Lévisien, c’est tout le contraire qui est arrivé puisqu’il avait de plus en plus de responsabilités.

«On dit souvent que c’est une pyramide inversée, mais pour moi, ç’a été le contraire. Plus je continuais, plus je montais dans les grades, plus on me donnait de responsabilités, plus on me donnait de la confiance et plus j’avais envie de rester. Je voyais que les changements que j’allais faire ou les mots que j’allais dire, les jeunes allaient me prendre en exemple», a raconté Tomas, se remémorant son entrée dans les cadets où il trouvait l’adjudant-chef impressionnant.

Dans un autre ordre d’idées, il a même aidé l’organisation à garder les jeunes motivés et à faire du recrutement lors de la pandémie. Pendant la dernière année, les activités étaient beaucoup plus souvent en virtuel qu’en présentiel. Il a donc pris l’initiative de faire la programmation d’un logiciel pour recréer l’école dans laquelle les cadets font leur rencontre habituelle. Plutôt qu’une simple visioconférence, les jeunes peuvent maintenant, presque en formule jeu vidéo, se rendre dans les différents locaux de l’école virtuelle pour leur rencontre.

Plus qu’un cadet

Bien qu’il soit adjudant-maître, Tomas Lacroix est aussi un athlète de patinage de vitesse depuis quatre ans, un travailleur en résidence de personne âgée et un cégépien avec l‘ambition de devenir avocat.

Six matins sur sept, on peut retrouver le Lévisien sur la glace à pratiquer son sport. Le reste de la journée, il est à l’école ou il travaille, en plus d’être impliqué auprès des cadets.

Il se démarque en tant que l’un des meilleurs patineurs de vitesse de la région. Il s’est qualifié pour participer au Championnat canadien junior de patinage de vitesse, qui devait avoir lieu à Vancouver en mars 2020. Lors de la première fin de semaine d’octobre, il s’est classé premier dans son groupe lors des qualifications de la coupe Canada de Calgary où il a été invité à la compétition élite.

Encore qu’il n’envisage pas l’avenir militaire après son parcours dans les cadets, il ne met pas de côté la possibilité d’être réserviste un jour. D’ici là, il compte bien rester dans le décor.

«C’est sûr que je vais venir aider mon corps de cadet quand je vais avoir terminé. Je vais m’impliquer encore un peu», a-t-il conclu

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