samedi 24 février 2024
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Olivier Thibeault et Marika Rioux

Hommage à la sculpture à l’Espace culturel du Quartier

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Olivier Thibeault a modélisé et imprimé en plusieurs dizaines de parties la sculpture qu’il a ensuite assemblées en un seul tout. Photo : Catherine D'Amours

06 févr. 2024 08:24

L’Espace culturel du Quartier, à Saint-Nicolas, présente une nouvelle exposition, Sortie de résidence : Rencontre improbable, du 3 au 18 février. Deux artistes lévisiens de la relève, Olivier Thibeault et Marika Rioux, y exposent leurs sculptures.

Première exposition de l’année pour la galerie lévisienne, cette dernière est tirée d’une résidence d’artiste qu’elle a organisée à l’été 2023. Première résidence depuis la création de l’Espace culturel du Quartier, Ariane Lebeau, sa directrice artistique, espère que ce ne sera pas la dernière.

«On remarque qu’il y a beaucoup d’artistes qui se déplacent pour habiter à Québec comme il y a plus d’opportunités pour eux. Nous sommes un centre d’exposition, mais nous souhaitons aussi accompagner les artistes dans ce travail-là et leur donner des opportunités. Si on veut que nos artistes puissent exposer, il faut leur donner la liberté de pouvoir créer», explique-t-elle.

Olivier Thibeault et Marika Rioux ont donc pu bénéficier de l’expertise de Ludovic Boney et de son atelier afin de réaliser leur projet sculptural. Le mentor possède un grand atelier dans le secteur de Saint-Romuald et est un artiste important dans le domaine de l’art public au Québec.

«Les artistes étaient payés non seulement dans leur production, mais leurs frais de matériaux étaient remboursés. Ça n’arrive pas tout le temps. Parfois, les artistes ont un cachet qui varie seulement selon la durée de la résidence. Le volet mentorat était aussi super important», souligne Ariane Lebeau.

Les deux jeunes artistes ont tous les deux ajouté être très heureux d’avoir pu participer à cette résidence qui les aide à lancer leur carrière à la suite de leurs études en art à l’Université Laval. Ils soulignent d’ailleurs le défi que cela représente de trouver des opportunités et de faire leur place dans le domaine.

«Le cachet est important, parce qu’il y a une reconnaissance du travail là-dedans. Il faut vraiment que les acteurs du milieu prennent au sérieux le fait de reconnaître le travail des artistes et de les rémunérer», ajoute Olivier Thibeault.

Ariane Lebeau confie que la volonté dans le milieu de développer davantage de résidences d’artistes à Lévis est présente, mais qu’il reste encore du chemin à faire.

 Deux styles uniques et différents

 Bien que les deux artistes de la relève aient tous les deux complété une résidence auprès du même mentor, leur travail reste fondamentalement différent l’un de l’autre.

De son côté, Marika Rioux a expérimenté et manipulé des structures de métal auxquelles elle a ensuite ajouté de la couleur avec la technique de papier mâché qu’elle pratique depuis un petit moment déjà. Ces sculptures plus abstraites s’inspirent du monde minéral, végétal et industriel.

Olivier Thibeault a créé ses œuvres à l’aide de l’impression 3D. Ces sculptures à la taille humaine représentent des corps issus d’histoire et inspirés de personnage anciens. Ces œuvres lui ont pris environ sept mois à être terminées alors qu’il doit les modéliser, les imprimer, travailler la matière, les assembler et leur ajouter de la couleur.

Tous deux diplômés du baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’Université Laval, les deux artistes ont ensuite pris des chemins différents alors que Marika Rioux réalisent une maîtrise en arts visuels et qu’Olivier Thibeault est désormais sur le marché du travail.

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