Notons d’emblée que l’équipe lévisienne, composée de joueuses de l’École secondaire les Etchemins (ESLE), a été créée pour simplifier sa participation au tournoi. Comme cette compétition internationale n’est pas régie par le circuit scolaire et que le financement était trop important pour qu’une école puisse y participer, il était plus simple de constituer les Valkyries.
Malgré qu’elles ne représentent pas l’ESLE dans ce tournoi, Marc-André Langlais, entraîneur des Valkyries, sait que le programme de l’école a mené les joueuses à ce niveau.
«Il y a une superbe personne à l’École secondaire de l’Aubier qui s’appelle Geneviève Patry. C’est une ancienne du Rouge et Or qui voulait monter un programme de concentration volleyball, ce qu’elle a réussi à faire. Tout ce volet-là est en train de nourrir la structure des Vikings en secondaire quatre et cinq», soutient-il.
La participation au tournoi
Rappelons que la Coupe du monde Cornacchia est un tournoi ouvert à tous, ce qui signifie que n’importe quelle équipe est libre de s’y inscrire et a une chance d’être sélectionnée. Toutefois, en raison de son importance en Europe et du calibre du volleyball en Italie, la compétition comporte beaucoup d’appelés et peu d’élus. C’est donc grâce aux contacts de Marc-André Langlais que l’équipe est devenue la seule formation québécoise à y participer pour l’édition 2026.
«C’est un tournoi qui réunit les plus grands espoirs de l’Europe qui se dirigent vers la Volleyball Nations League, mais les inscriptions sont ouvertes. J’ai une connaissance en Suisse qui m’a fait savoir que le tournoi était ouvert. J’ai donc contacté le comité organisateur et on a réussi à obtenir une invitation», explique-t-il.
Ainsi, les Valkyries s’envoleront pour Pordenone en avril afin d’y affronter les meilleures joueuses juniors de l’Europe. Pour ce faire, l’équipe a dû mettre sur pied un comité de financement qui s’est chargé d’amasser les quelque 25 000 $ nécessaires pour le voyage.
«Cette année, on a eu un comité de financement composé de moi et de deux papas de joueuses, indique Marc-André Langlais. Ç’a été extraordinaire comme expérience. On a fait un budget qui tourne autour de 25 000 $ et on n’a eu aucun problème à amasser ça. Les gens ont été généreux et les filles ont travaillé fort pour amasser les sous. Il y a eu des commanditaires indépendants, mais aucun argent ne vient d’un programme gouvernemental. Ça vient uniquement de la campagne de financement et des commanditaires généreux.»
De l’excitation et des attentes
Alors que les joueuses des Valkyries viennent tout juste de participer aux régionaux scolaires en tant qu’école publique la mieux classée du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) dans la région, la Coupe du monde Cornacchia arrive à point pour motiver les troupes.
«Les filles sont excitées et ont un peu de nervosité, parce qu’on ne veut pas perdre la face en allant là-bas. Je suis certain qu’elles vont élever leur jeu d’un cran, comme on le remarque dans les dernières semaines de pratique. On fait ça pour motiver les filles, pour leur montrer à quoi ressemble le volleyball à son plein potentiel et pour qu’elles, à leur tour, se convainquent qu’elles sont capables d’un peu plus à chaque fois», lance Marc-André Langlais.
Quant aux attentes du tournoi, l’entraîneur est plus optimiste que ses joueuses, lui qui a analysé sa compétition au préalable. Si les Valkyries affrontent l’une des meilleures équipes du tournoi dans leur groupe, des victoires face aux deux autres formations de celui-ci semblent accessibles.
«Mes attentes, c’est qu’on termine deuxièmes de ce pool-là et qu’on entre dans les séries par la porte d’en arrière. On espère jouer sept matchs au total, ce qui nous rendrait en finale, mais si on en joue six, je serai très content», conclut Marc-André Langlais.