Rappelons que Gagné-Boily a plaidé coupable à une accusation de meurtre au deuxième degré à la fin janvier. Une accusation à laquelle il faisait face à la suite des gestes qu'il a commis contre son ex-conjointe en août 2017.
Le 25 août 2017, Gagné-Boily a poignardé Marie-Lisa Desbiens à 17 reprises avec un couteau jusqu'à ce qu'elle meurt. Aussitôt arrêté, le Lévisien a rapidement avoué son crime aux enquêteurs.
Notons toutefois que le juge Pronovost a hésité avant d'accepter la suggestion commune de la Couronne et de la défense. Le magistrat a déploré que Gagné-Boily ait fait éterniser les procédures, au détriment de la famille de la victime.
De plus, Raymond W. Pronovost n'a pas caché son scepticisme face à la lettre de remords de Gagné-Boily où il s'adressait à chacun des membres de la famille de Marie-Lisa Desbiens ainsi qu'aux amis communs qu'il partageait avec la victime, lue par l'accusé lors de son dernier passage en cour avant le prononcé de la peine. Le président du tribunal a notamment déclaré que cette lettre «ressemblait beaucoup plus à une thérapie qu'à des remords sincères».