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PSPP visite le Cégep de Lévis

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À l'occasion d'une tournée dans les établissements d'enseignement supérieur du Québec, Paul St-Pierre Plamondon s'est arrêté à Lévis, la semaine dernière. Photo : Catherine D'Amours

02 avr. 2024 09:08

C’est dans le cadre de la semaine des Sciences humaines que le chef du Parti québécois (PQ) et député de Camille-Laurin, Paul St-Pierre Plamondon, est venu donner une conférence au Cégep de Lévis et répondre aux questions des étudiants sur le projet de la souveraineté du Québec.

«C’est super intéressant d’aller dans un cégep pour moi. J’ai 47 ans, j’ai un vague souvenir très positif de mes années de cégep. Ma visualisation de ce qui se passe au Québec en ce moment, c’est que je vous propose un chapitre à rédiger. Qui tient le crayon? Vous. Ultimement, ce sont tous ceux qui n’ont pas voté en 1995», a souligné Paul St-Pierre Plamondon dans sa conférence.

Le chef péquiste a d’ailleurs indiqué que dans trois ans, «ce sont tous les électeurs de 50 ans et moins qui ne se sont jamais prononcés sur la question» de l’indépendance du Québec.

Paul St-Pierre Plamondon a aussi amorcé sa conférence en disant qu’il allait aborder «le pourquoi on choisit de porter l’idée de l’indépendance du Québec». Présentant les arguments qui portaient le projet à l’époque du référendum de 1995, ce dernier a aussi présenté des thèmes qui sont aujourd’hui beaucoup plus d’actualité et qui sont partie prenante de la question selon lui.

À ce chapitre, la question environnementale a été soulignée comme n’ayant pas été présente dans les arguments pour ou contre l’indépendance lors du référendum de 1995. Les enjeux de la consommation en constante augmentation des contenus anglophones par les Québécois et le sort des Premières Nations sur le territoire du Québec sont des sujets justifiant également une possible indépendance du Québec pour Paul St-Pierre Plamondon.

Une dizaine d’étudiants ont ensuite pris la parole afin de mieux comprendre l’analyse de Paul St-Pierre Plamondon. Les questions des étudiants ont majoritairement porté sur les intentions du chef péquiste face à certains enjeux dans un éventuel Québec indépendant.

 De l’avance pour le PQ

 En entrevue avec le Journal, Paul St-Pierre Plamondon a souligné ne rien prendre «pour acquis» alors que le PQ est en tête des sondages en ce moment. Il ajoute toutefois que le chiffre qui se montre plus «significatif» pour lui est «sur qui ferait le meilleur premier ministre» comme il a dépassé François Legault cet automne, se hissant au premier rang.

«Dans Lévis, la plus récente projection porte le Parti québécois quatre points en avance. Ça rend la situation très intéressante dans plusieurs régions du Québec, où on va prendre le temps de se déplacer, d’écouter et de bien préparer à l’avance 2026 (NDLR : moment des prochaines élections provinciales)», a lancé Paul St-Pierre Plamondon.

Ce dernier ajoute vouloir «s’investir» sur le territoire de Lévis, investissement qu’il dit avoir débuté avec la conférence donnée au Cégep de Lévis.

Alors que le chef péquiste semble optimiste quant à la concrétisation du projet d’indépendance, ce dernier abordera certainement ce sujet lors de la campagne électorale de 2026. Il mentionne toutefois que «comme en 2022 [le projet d’indépendance] ne nous empêche pas d’arriver avec des solutions pour chacun des problèmes aigus et des situations qui sont devenues des crises sous la CAQ».

Paul St-Pierre Plamondon ajoute que si son gouvernement est élu, la population pourra s’attendre à un référendum. «Il y a une ouverture par rapport à notre travail, ce qui fait que les gens sont à l’écoute parce qu’en général, ils voient qu’à chaque fois qu’on prend position, on donne l’heure juste», conclut le chef péquiste.

 Une semaine de découvertes pour les étudiants

 Cette conférence était tenue dans le cadre de la 27e édition de la semaine des Sciences humaines du Cégep de Lévis. Les enseignants responsables ont travaillé à créer une programmation bien remplie qui a permis aux étudiants de «sortir des cours habituels et de voir diverses perspectives».

Marie-Michèle Giroux, enseignante en sociologie et l’une des organisatrices de la semaine, a souligné que l’événement visait à «concrétiser les notions vues en classe par la rencontre d’êtres humains qui viennent nous raconter leur travail ou leurs idéaux».

Du 25 au 28 mars, les étudiants ont pu assister à une dizaine de conférences et d’ateliers sur une variété de sujets qui touchent les sciences humaines.

«Les étudiants sont toujours super intéressés et ils vont poser des questions. Nous le favorisons beaucoup. C’est un bel exemple de ce qu’ils peuvent faire comme apprentissage», a conclu Mario Lussier, enseignant en histoire et l’un des organisateurs de la semaine.

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