«On en attend 20 jusqu’à la fin de l’année et 20 autres sont prévus pour 2027. On en a donc 40 sur une flotte de 95 autobus. Pour la suite, nous sommes en discussion avec le gouvernement», explique Jean-François Carrier, directeur général de la STLévis.
Le garage de la STLévis a également été revampé en raison de ces ajouts pour permettre la recharge des véhicules électriques. Jean-François Carrier souligne qu’ «on est probablement les plus avancés au Québec en ce moment en termes de position de recharge. Il y a la Ville de Laval qui va nous rejoindre cet été ou à l’automne. On est à 40 positions actuellement».
Chacun de ces nouveaux autobus électriques, qui proviennent de la compagnie canadienne Novabus, coûte près de 1,3 M$. Toutefois, le gouvernement du Québec, qui est celui qui a demandé aux sociétés de transport du Québec de procéder à l’électrification de leur flotte, paie 95 % du prix des autobus, faisant que ceux-ci reviennent à un prix de 65 000 à 75 000 $ par autobus à la STLévis. Ceux-ci pourront être utilisés sur une période de 15 ans par la société de transport, un prix dérisoire pour le directeur général.
«Le gouvernement voulait que la flotte québécoise soit électrifiée à 55 %. On s’est tous enligné sur les 55 %. Nous, on serait rendu à 40 % à l’horizon 2030. Avec toutes les grandes tergiversations des grandes sociétés qui n’ont pas réussi ou très peu [à s’électrifier], ils reviennent avec la possibilité d’acheter des hybrides éventuellement», indique Jean-François Carrier.
Ce dernier ajoute que, pour la STLévis, «si l’électrique va bien et qu’il n’y a pas d’enjeux, on va continuer avec l’électrique parce que c’est beaucoup moins d’entretien, c’est moins d’opérations et en termes d’énergie, ça coûte moins cher, mais si ça ne va pas bien, on va aller vers l’hybride».
Dans les autobus électriques, le chauffage par les temps plus froids sera assuré par un système au diesel afin de réduire l’impact sur l’autonomie de la batterie, qui perd déjà une partie de son kilométrage en hiver. Toutefois, le directeur général assure que, même l’hiver, le trajet du Lévisien 2, le plus long de la STLévis qui part du secteur de la Traverse pour se rendre à l’Université Laval à Québec, pourra être effectué deux fois par un autobus électrique avant de devoir retourner au garage pour se recharger.
Un nouveau système d’exploitation est également inclus dans les nouveaux véhicules pour permettre aux usagers de voir le trajet en temps réel, les arrêts à venir et d’entendre le nom des stations. Ce dernier permet également à la STLévis de suivre à distance plus facilement ses parcours pour s’assurer du bon déroulement des opérations et d’intervenir en cas de problématique.