87,5 % des membres du syndicat qui ont voté ont appuyé la motion prônant le déclenchement d'une grève générale illimitée. Près de 87 % de l'APIGQ ont participé au suffrage.
Sans contrat de travail depuis 2023, les ingénieurs du gouvernement du Québec déplorent que les négociations avec le Secrétariat du Conseil du trésor (SCT) sont dans une impasse depuis plus d'un an. Du même souffle, l'APIGQ argue que ses demandes monétaires sont «raisonnables et légitimes» et qu'il réclame un «simple encadrement négocié du télétravail de même que des espaces de bureaux adéquats».
«Je ne sais pas à quel jeu joue le Conseil du trésor! Les routes et les barrages tombent en morceaux, mais ce n'est pas assez pour régler avec ses ingénieurs. Apparemment, il faut leur montrer que nous sommes mobilisés pour être considérés comme un groupe prioritaire. J'ai des nouvelles pour eux : en termes de mobilisation, ils seront servis», a menacé le président de l'APIGQ, l'ingénieur Marc-André Martin.
Se disant contrainte d'exercer son droit de grève «à contrecœur», l'association a indiqué qu'elle dévoilera «sous peu les journées de grève générale qui affecteront les ministères du gouvernement, ainsi que les régions du Québec qui seront visés par les manifestations de ses membres».