Pour s’attaquer à la congestion, Mario Fortier croit fermement que le projet de troisième lien interrives doit enfin voir le jour, à l’est contrairement au lien centre-ville à centre-ville sur lequel travaille le gouvernement caquiste sortant. Cette nouvelle infrastructure permettra de diminuer le nombre de véhicules qui empruntent les ponts Pierre-Laporte et de Québec, selon Mario Fortier.
«Avec le pont Laporte qui a des problèmes de suspente et les désaccords entre le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral entourant le pont de Québec, le troisième lien s’impose comme un incontournable. Le pont à l’est, c’est la meilleure solution. Au Québec, on a l’expertise dans la construction de ce type d’infrastructure. Avec le projet de tunnel (de la CAQ), on n'a rien de concret. Je voudrais bien y croire, mais on a juste une vidéo. On ne connaît pas la qualité du fond du fleuve ni la profondeur et les pentes du tunnel ni les coûts de ce projet. Pour la prospérité économique de la région et la sécurité des citoyens, un pont est une solution envisageable. Ce projet signature peut aussi se faire dans le respect des gens de l’île d’Orléans», a d’emblée déclaré M. Fortier.
Toujours au niveau des investissements routiers, le candidat conservateur s’engage à accélérer la transformation désirée en boulevards urbains des routes 132 (route Marie-Victorin) et 116 (route des Rivières). Mario Fortier entend aussi compléter l’élargissement de l’autoroute 20 à trois voies dans les deux directions sur le territoire lévisien. Ancien président de la Société de transport de Lévis (STLévis), il est également fier de la promesse du PCQ de mettre en place un projet pilote de gratuité du transport en commun à Lévis et Québec.
«Cela nous permettra de voir quelle part modale nous serons capables d’aller chercher. On l’a vu avec le laissez-passer universitaire, cela à amener davantage d’usagers à la STLévis. Avec un projet comme cela, on pourrait amener davantage de travailleurs à utiliser le transport en commun. Ce serait un bon essai à faire avant d’arriver avec de nouveaux projets», a expliqué le candidat conservateur dans Chutes-de-la-Chaudière.
Ville régionale, odeurs et main-d'oeuvre
Toujours au niveau local, Mario Fortier veut aussi s’attaquer au dossier Sanimax. «C’est sûr qu’il faut mettre en œuvre le plus de choses pour que le ministère de l’Environnement mette ses culottes et s’assure que Sanimax respecte les citoyens de Charny, Breakeyville, Saint-Rédempteur et Saint-Nicolas. C’est vraiment désagréable pour ces personnes. Il faut mettre en place des règles sévères. On ne les fera pas fermer, c’est un service essentiel, mais il faut s’assurer qu’en tout temps, la qualité de vie des gens est respectée», a lancé le porte-couleur du PCQ.
Régionalement, Mario Fortier veut également que le prochain gouvernement reconnaisse Lévis comme une agglomération autonome. Le tout permettrait selon le candidat conservateur de résoudre le manque d’ambulances dans la ville ainsi que concrétiser plusieurs investissements désirés par la Ville de Lévis. «Ce statut viendrait avec une reconnaissance en conséquence tant au niveau économique, culturel et sportif. 20 ans après la fusion des anciennes municipalités, Lévis est la septième ville en importance au Québec. Nous sommes plus que ‘‘la Rive-Sud de Québec’’», a argué M. Fortier.
Quant à la pénurie de main-d’oeuvre qui frappe les entreprises de la Chaudière-Appalaches, le candidat conservateur croit «qu’une bonne immigration francophone qui s’intègre plus rapidement» permettra notamment d’atténuer cette problématique.
«Un fort appui»
Quant à sa campagne sur le terrain, Mario Fortier estime que la réception pour le programme du PCQ «est plus que bonne». Malgré les controverses négatives qui entourent le chef de son parti, Éric Duhaime, et son entourage depuis quelques jours, le candidat conservateur argue que sa formation créera des surprises dans la région le 3 octobre prochain.
«On s’attendait à ça de se faire attaquer. Plus qu’on monte dans les sondages, plus qu’on se fait attaquer. Je trouve qu’on nous caricature un peu. Je pense que les gens sont capables de faire la part des choses et on va avoir un fort appui le 3 octobre prochain. Sur le terrain, dans le porte-à-porte, on sent un fort appui et cet appui est en augmentation. Je pense que ce sera fort possible qu’on fasse la différence le 3 octobre prochain», a conclu le candidat conservateur dans Chutes-de-la-Chaudière.