jeudi 5 février 2026
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Chambre de commerce

Un an pour l’Alliance économique Lévis-Québec

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Marie-Josée Morency, présidente-directrice générale de la CCIGL, et Frédérik Boisvert, président et chef de la direction de la CCIQ. Photo : Courtoisie

05 févr. 2026 08:57

L’Alliance économique Lévis-Québec, composée de la Chambre de commerce et d’industrie du Grand Lévis (CCIGL) et de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec (CCIQ), a soufflé sa première bougie en janvier. Après un an, elle présente un bilan de 13 initiatives conjointes, 12 sorties médiatiques et une «influence accrue auprès des décideurs politiques».

Alors que le milieu des affaires exprimait un besoin de rallier les troupes lévisiennes et québécoises à Marie-Josée Morency, présidente-directrice générale de la CCIGL, et à Frédérik Boisvert, président et chef de la direction de la CCIQ, la création de l’Alliance économique Lévis-Québec a permis aux deux chambres de porter ensemble des préoccupations de leurs membres, ce qui leur a permis d’amplifier leurs voix respectives.

Effectivement, au cours de sa première année d’existence, le collectif a mis en branle des consultations sur l’immigration économique, des rencontres stratégiques avec des ministres, des représentations soutenues sur les enjeux liés aux travailleurs et étudiants étrangers, un webinaire conjoint sur les tarifs et les enjeux commerciaux, un sondage de conjoncture économique régionale ainsi qu’une croisière réseautage Lévis-Québec.

«Je pense que la création de l’Alliance économique Lévis-Québec est le message le plus fort qu’on a lancé depuis plusieurs années, assure Marie-Josée Morency. Depuis qu’on l’a lancée, on se le fait dire à tous les jours qu’on avait besoin de ce souffle-là. De savoir que Lévis et Québec pouvaient travailler ensemble au lieu d’opposer des projets et des visions pour travailler de façon concertée, c’est fort.»

Pour Frédérik Boisvert, l’impact de cette alliance se mesure à la collaboration qui s’est créée entre les deux villes.

«Pour la première fois de son histoire, le maire de Québec s’est rendu à Lévis pour rencontrer le nouveau maire ainsi que les deux PDG des chambres pour marquer un renouveau. J’ai toujours dit que Québec et Lévis ce sont deux villes, mais une seule économie. On s’en va vers là. On a une conscience beaucoup plus régionale et c’est très structurant et très enthousiasmant», lance-t-il.

Le projet marquant

Les deux dirigeants s’entendent pour placer le dossier des travailleurs étrangers temporaires en tête de liste des projets marquant de l’Alliance économique Lévis-Québec. S’ils sont conscients qu’il reste du travail à faire, ils ont tout de même observé leur impact, notamment lorsque François Legault, premier ministre du Québec, a mentionné à la radio qu’il voulait créer des exceptions pour certaines régions du Québec. Comme ce dernier a toutefois reculé sur son propos, Frédérik Boisvert veut poursuivre les pressions pour faire débloquer ce dossier.

«Quand c’est arrivé, je me suis dit que c’était réussi et qu’on avait touché le Graal, indique-t-il. Je pensais qu’une parole de premier ministre valait quelque chose. Jusqu’à preuve du contraire, il a encore du temps, puisqu’il n’est pas encore parti. Ce qu’on lui demande, c’est d’honorer sa parole. C’est ce que les entreprises et les collectivités demandent. Faire autrement, c’est nier à l’économie du Québec sa capacité de croître. La joke a assez duré, on est rendu en février. M. Legault, avant avril, réglez-nous ça.»

La Zone économique métropolitaine

Pour 2026, le projet d’envergure sur lequel l’Alliance économique Lévis-Québec désire œuvrer est la Zone économique métropolitaine de Québec (ZEM). Initiée par le gouvernement du Québec, celle-ci se veut un espace de concertation entre les villes et les principaux acteurs économiques de la région. Pour l’instant, le collectif est déçu du peu d’avancées que ce projet a apporté pour les deux régions et il souhaite prendre en charge la gestion de la ZEM.

«Actuellement, c’est porté par le gouvernement et ses fonctionnaires, c’est moins au niveau du terrain. Ce qu’on entend de nos entrepreneurs sur le terrain, c’est qu’ils se dédoublent, puisqu’ils travaillent avec les chambres de commerce et avec la ZEM. Il y a donc un naturel que ce soit repris par l’Alliance pour qu’on concrétise des projets. C’est ce que nos entrepreneurs nous demandent», soutient Marie-Josée Morency.

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