samedi 24 février 2024
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Débat sur le nombre d'immigrants accueillis

Le CPQ soutient que l'immigration «est une solution» aux enjeux des entreprises

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Photo : Tim Mossholder - Unsplash

19 janv. 2024 08:52

Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) a fait une sortie, le 18 janvier, pour soutenir que si l'immigration, qu'elle soit permanente ou temporaire, a pu contribuer à accentuer à la crise du logement, «elle n'en est pas la cause directe et que d'autres facteurs jouent un rôle prépondérant dans cette situation complexe».

«C'est un raisonnement simpliste et dangereux de faire porter le chapeau de la crise du logement à l'immigration. Cette crise ne date pas d'hier. Cette situation découle d'une combinaison de facteurs tels que le manque de productivité dans le secteur de la construction, les fluctuations économiques et les coûts de construction élevés. Réduire la crise du logement à l'immigration ne permettra pas de faire sortir des logements de terre là où les besoins sont les plus criants comme en Gaspésie ou encore au Saguenay – Lac-Saint-Jean», a déclaré Karl Blackburn, président et chef de la direction du CPQ.

Pour le regroupement, comme le Québec, contrairement à l'Ontario, a connu une baisse marquée du taux d'inoccupation des logements entre 1990 et 2021, cela démontre «que la situation est multifactorielle».

Du même souffle, le CPQ a rappelé que les villes du Québec ayant le plus faible taux d'inoccupation se trouvent en région, «là où le pourcentage de population immigrante est le plus bas».

Afin de renverser la tendance, le CPQ propose de concentrer les efforts sur la productivité de l'industrie de la construction. L'association estime que la modernisation à venir de la loi R-20 de la construction est une étape primordiale dans les objectifs de réduction des coûts de construction, d'accélération de la réalisation des projets, et de rendre l'industrie de la construction plus attractive.

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