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Taux de chômage

La région ne suit pas les tendances

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Photo : Unsplash - Ben White

09 janv. 2026 12:11

En décembre 2025, l’emploi dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec a progressé de 1 %, tandis que le taux de chômage a reculé de 0,8 %, s’établissant à 3,4 %, selon l'analyse des données de Statistique Canada réalisée par Québec International.

En clôture de 2025, le taux de chômage dans la région passe donc sous les 4 %, un seuil inédit depuis 17 mois a souligné Québec International. Cela permet à la RMR de Québec d'être au premier rang des RMR canadiennes quant à cette métrique.

Tout le contraire à plus grande échelle. En décembre, le taux de chômage a remonté à 6,8 % au Canada et à 5,4 % au Québec.

Dans le détail, selon l’Enquête sur la population active (EPA) publiée par Statistique Canada, le marché du travail a affiché une solide performance dans la RMR de Québec en décembre 2025, avec 507 200 emplois (+1 %) et une population active en hausse à 524 900 (+ 0,2 %).

Quant à lui, le taux d’emploi a franchi le seuil de 67 % (+ 0,6 %), une première en plus de deux ans. région au premier rang des RMR canadiennes pour cette dernière métrique.

«Après une année 2025 marquée par des évolutions contrastées entre les secteurs, les données de l’EPA révèlent une résilience globale du marché du travail malgré un contexte économique incertain. L’emploi a progressé à un rythme soutenu (+7,3 %), dépassant celui des années précédentes, tandis que la population active a augmenté de 5,9 %, franchissant dès octobre le cap du demi‑million. Cette dynamique a contribué à maintenir le taux de chômage dans une fourchette relativement stable, oscillant entre 4,8 % en septembre et 3,4 % en décembre. Sur la même période, le taux d’emploi a gagné 3,7 %», a analysé Rosalie Forgues, économiste chez Québec International.

Du même souffle, l'experte a précisé qu'en fin d'année, les créations d’emplois dans la RMR de Québec se sont concentrées dans des secteurs clés, notamment la construction, alors que d’autres, comme la fabrication et les services professionnels, scientifiques et techniques, ont montré des signes de ralentissement.

Si les données de Statistique Canada indiquent que les pressions sur la main-d’œuvre se sont atténuées dans la région par rapport aux années précédentes, des pénuries de compétences persistent cependant. «Cela alimente la crainte d’un manque de talents dans certains secteurs clés de l’économie. Cette situation continue de peser sur les employeurs et sur l’adéquation entre les compétences disponibles et celles recherchées, un enjeu accentué par les contraintes liées à l’immigration», a renchéri Mme Forgues.

Pour les prochains mois, Québec International envisage d'ailleurs l'avenir avec prudence.

«La croissance de l’emploi devrait se poursuivre, mais à un rythme modéré, dans un contexte où les entreprises demeurent attentives aux conditions économiques et financières. Le taux de chômage pourrait ainsi se maintenir près des niveaux observés en 2025. Toutefois, l’évolution du marché du travail restera tributaire de plusieurs facteurs, notamment la conjoncture économique mondiale, les politiques publiques et la capacité d’adaptation aux changements structurels», a conclu Rosalie Forgues.


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