MEQ argue que ce changement de cap est nécessaire «afin de stopper l'hémorragie qui fait perdre, de jour en jour, de plus en plus de travailleurs névralgiques à la survie même des entreprises manufacturières».
Le regroupement d'entreprises déplore que les changements successifs apportés aux règles encadrant les TET «créent une instabilité» qui fragilise les opérations des entreprises.
«Il ne s'agit pas d'ouvrir de nouvelles portes, mais de sécuriser celles qui existent déjà. Les TET actuellement en poste au Québec sont intégrés, formés, productifs et indispensables. Une clause grand-père est une solution pragmatique, responsable et adaptée à la réalité québécoise. La retraite du cabinet Carney à Québec constitue une occasion de régler, une fois pour toutes, cet enjeu économique pressant. Le dossier des TET nécessite une décision politique claire pour soutenir nos entreprises et leur assurer de la prévisibilité», a soutenu Julie White, présidente-directrice générale de MEQ.
En conclusion, l'organisation a aussi souligné qu'en raison de la rareté de main-d'oeuvre dans le secteur manufacturier québécois, l'expulsion de travailleurs étrangers temporaires déjà établis était un «non-sens économique et social» qui mine également la productivité et la compétitivité des entreprises canadiennes à l'échelle domestique et internationale.