Le collectif Mission talents Québec estime que la prospérité collective du Québec «dépend plus que jamais sur notre capacité à anticiper» les transformations technologiques, économiques, géopolitiques et démographiques qui provoqueront des «changements sans précédent» au monde du travail.
Avant d'en arriver à leur appel à l'action, une démarche de consultation a été menée auprès d'experts nationaux et internationaux ainsi que de près d'une centaine de leaders de différents milieux socioéconomiques, éducatifs et culturel.
«Dans les prochaines années, nous vivrons l'un des plus grands changements depuis la révolution industrielle. Le Québec doit se mobiliser pour être à l'avant-garde de cette transformation, a soutenu la rectrice de l'Université Laval, Sophie D'Amours. J'ai d'abord contacté mon homologue de l'UdeM. Nous avons ensuite réuni plusieurs acteurs de la société. Les échanges ont été riches et les idées nombreuses. Nous devons faire en sorte que tous puissent contribuer au maximum de leur potentiel à notre avenir collectif. Pour réussir, un plan talents pour le Québec s'avère non seulement une bonne idée, mais une action nécessaire.»
Daniel Jutras, recteur de l'Université de Montréal, Guy Cormier, PDG sortant du Mouvement Desjardins, Pierre Fortin, économiste, Christiane Germain, coprésidente et cofondatrice de Germain Hôtels, et présidente du conseil d'administration de Santé Québec;, Jean Houde, président du conseil d'administration de l'Université Laval, Bernard Labelle, administrateur de sociétés et ancien vice-président exécutif et chef de la direction des ressources humaines chez CGI, Frantz Saintellemy, chancelier de l'Université de Montréal ainsi que Francis Verreault-Paul, chef régional de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, font également partie du collectif.
Le groupe demande la mise en place d'une structure non gouvernementale, Mission talents Québec, dont le mandat serait de mobiliser les employeurs, les établissements d'enseignement et l'ensemble de la société québécoise en matière de développement des talents, et de coordonner l'action dans une perspective à moyen et à long terme.
Également, ils estiment qu'une cellule prospective (think tank) sur les talents liée à Mission talents Québec soit créée. Elle aurait pour mission «d'éclairer» les décisions en surveillant et analysant l'évolution des besoins du monde du travail.
Enfin, le collectif plaide pour le lancement d'appels de projets en matière de formation et d'apprentissage pour les entreprises et organismes. Cette mesure répondrait «aux besoins particuliers des secteurs, permettrait l'expérimentation et de tiendrait compte des réalités du terrain», souligne le groupe.