Par Elizabeth Cyr, journaliste pour l'Initiative de journalisme local
Ayant débuté sa carrière il y a environ 50 ans, M. Fréchette a su faire évoluer son art, malgré l’avoir mis de côté pendant un certain temps. Aujourd’hui, il reprend sa création de façon beaucoup plus sophistiquée avec de nouveaux médiums, dont l’encre aux multiples couleurs, son procédé de choix.
«Je suis né avec ça. J’ai toujours dessiné un peu. À un moment donné, on cherche à élaborer davantage. C’est arrivé avec ce résultat», explique Jean-Claude Fréchette, montrant ses œuvres.
Une technique centrée sur la lumière
Dans son processus de création, l’artiste débute lorsqu’un sujet lui vient en tête pour ensuite réaliser un dessin grossier de ce qu’il veut représenter, mettant l’accent particulièrement sur la lumière et où elle ressortira dans l’œuvre, d’où l’inspiration pour le nom Encres et lumière.
«Pour que la lumière passe, il faut absolument qu’il y ait de l’ombre. S’il n’y a pas d’ombre, la lumière n’est pas franche», mentionne-t-il.
Il poursuit en étendant différentes couleurs sur des papiers, des tons foncés jusqu’aux tons pâles, afin de réaliser sa palette de plusieurs teintes de couleurs. Il procède ensuite au découpage, ce qui lui permet de poursuivre son travail en apposant ces morceaux aux couleurs vibrantes sur la toile, créant ainsi un contraste entre les parties plus sombres et celles plus lumineuses.
M. Fréchette utilise des outils comme des éponges et des pinceaux pochoir. En s’approchant des tableaux, il est possible de remarquer toute la texture et même des éclaboussures d’encre qui donnent de la dimension aux œuvres.
Ses œuvres sont influencées par différents courants, comme l’impressionnisme et le cubisme, mais Jean-Claude Fréchette affirme qu’il a une tendance plus contemporaine, un courant vers lequel il a évolué tranquillement.
Lorsqu’il est question de l’encre utilisée, l’artiste de Lévis tient beaucoup à la qualité de celle-ci, qui influence comment les couleurs ressortent sur la toile et comment elles évoluent dans le temps. Il ajoute même un enduit avec une protection UV à la toute fin, afin de protéger le résultat final de ses œuvres.
«C’est un peu plus dispendieux que les encres acryliques, mais ça ne donne pas le même effet. Dans cette encre-là, il y a une gomme-laque qui permet à la couleur de résister à la lumière, explique-t-il. Avec le temps, si on prend une encre qui n’est pas de bonne qualité, les couleurs vont changer et les bleus peuvent disparaître.»
Un accueil positif du public
Cette première exposition solo représente une étape importante dans le parcours de Jean-Claude Fréchette. L’artiste souligne tous les bons commentaires qu’il a reçus depuis le début de son exposition.
Deux tableaux ont déjà été vendus depuis l’ouverture, un accueil encourageant pour l’artiste.