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École primaire

Les Beaumontois se mobilisent contre les transferts

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Les inquiétudes des parents de Beaumont touchent aussi les déplacements, l’horaire d’école, les coûts supplémentaires pour le service de garde et plusieurs autres aspects du projet du CSSCS. Photo : Catherine D'Amours

12 févr. 2024 09:43

Le comité de parents, les citoyens et le conseil municipal de Beaumont se sont réunis le 8 février afin de faire un état des lieux et d’exprimer une nouvelle fois leur refus face au projet du Centre de service scolaire de la Côte-du-Sud (CSSCS) qui vise à déplacer les élèves de cinquième et sixième année de l’École de la Marelle à l’École de l’Étincelle de Saint-Charles-de-Bellechasse.

Rappelons qu’avec l’ouverture d’une deuxième école primaire à Saint-Charles lors de la prochaine année scolaire, le CSSCS a décidé de regrouper les cinquième et sixième année des villages aux alentours, dont ceux de Beaumont.

Après avoir adopté une résolution le 8 janvier qui signifiait leur désaccord, le conseil municipal de Beaumont a formé le comité Touche pas à mon école avec des parents d’élèves de l’École de la Marelle afin d’étudier le projet du CSSCS en profondeur et de parvenir à des solutions alternatives qui permettraient d’éviter le déplacement des élèves à Saint-Charles.

Le maire de Beaumont, David Christopher, a souligné «que notre plan A, c’est de ne pas déménager du tout». D’autres options sont analysées par le comité, dont la possibilité d’agrandir l’école, d’avoir recours à des classes modulaires ou encore d’effectuer une réorganisation au sein de l’école afin d’avoir de l’espace pour tous les élèves.

En ce moment, l’École de la Marelle compte 292 élèves, alors que sa capacité maximale est de 264. Elle a déjà subi un agrandissement en 2019. En 2019, l’école comptait 262 élèves et l’agrandissement en permettait 264. Le maire de Beaumont déplore le fait qu’à ce moment, l’agrandissement avait été insuffisant et n’avait été basé que sur les chiffres de 2012-2014.

 Un changement important pour les enfants

 Touche pas à mon école a ajouté ne pas vouloir le déplacement «pour le bien-être des enfants». Plusieurs parents ont souligné déjà sentir les effets des pourparlers qui créent de l’anxiété et du stress aux enfants.

Le fait de perdre le sentiment d’appartenance et de pouvoir participer aux différentes activités parascolaires et sportives à l’établissement a aussi été mentionné par le président du comité de parents, Martin Lyonnais et par Andréanne Lemieux, membre du comité, comme élément qui touche les enfants et les parents qui s’impliquent dans l’école.

Lors de la rencontre, Touche pas à mon école a partagé les actions qui seront prises à Beaumont afin de faire comprendre au CSSCS leur désaccord. Une pétition est en cours de récolte de signatures et des lettres ainsi qu’un mémoire seront envoyées aux élus afin d’expliquer les «failles» du projet ainsi que des pistes de solution.

 Consultations publiques à venir

 Le CSSCS a confirmé qu’il y aura des consultations publiques en mars ou avril afin d’écouter les questions, les idées et les inquiétudes des parents.

La directrice générale du CSSCS, Rachel Bégin, a souligné que «nous allons écouter nos citoyens, nous allons analyser la situation». Elle a toutefois souligné que le Centre de service scolaire n’est pas dans un mode de voter un plan A ou B.

Rachel Bégin ajoute aussi que plusieurs demandes pour l’agrandissement de l’école à Beaumont ont déjà été réalisées, mais que celles-ci ont été refusées puisque le ministère de l’Éducation juge «qu’il n’y a pas de manque d’espace sur le territoire» avec la venue de la nouvelle école à Saint-Charles.

Rachel Bégin a conclu en disant que «nous sommes ouverts à entendre les gens et à trouver des solutions».

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