Si le conflit affecte l’ensemble de la population, la CDC argue que l’absence actuelle de transport collectif pénalisent encore davantage les populations à faible revenu, les personnes défavorisées et les étudiants, «dont bon nombre sont aussi des travailleurs essentiels».
De plus, elle estime que le conflit de travail affecte «grandement l'accessibilité aux services que les organismes communautaires offrent».
«Au quotidien, pour plusieurs personnes, engagées et ou bénévoles, ce sont des lieux de vie active ou ils peuvent s’impliquer et contribuer à leur communauté. La qualité de vie, l’état de santé, l’accès aux ressources et aux services essentiels, et la capacité des personnes à exercer un rôle contributif au sein de la société dépendent fortement des opportunités qu’elles ont de se déplacer. L’absence de transport collectif accessible et convivial renforcent l’exclusion sociale et économique auxquelles les populations vulnérables sont confrontées», a renchéri la CDC, dans un document transmis aux médias.
Estimant que le transport en commun «permet d'améliorer l'équité entre les individus en assurant l'égalité des chances en matière d'accessibilité», la CDC juge «paradoxal que la communauté lévisienne expérimente l’absence quasi complète de transport collectif» alors que l'amélioration de l’offre de transport collectif est un enjeu très présent dans l'actualité.
Du même souffle, la CDC de Lévis a profité de l'occasion pour lancer un appel à la solidarité.
«Nous encourageons la population à se mettre en action, penser au prochain, au voisin, à offrir un transport et un peu d’entraide. On invite la population qui aurait envie de contribuer à la solution en devenant bénévole dans un organisme qui coordonne des services de transport-accompagnement et nous souhaitons joindre notre voix à celles qui se sont déjà prononcées pour demander une résolution rapide de la situation aux parties prenantes afin de redonner leurs quotidiens aux citoyens lévisiens», a conclu l'organisation.