Jonathan Gagnon fait la liste de ces moments qui donnent un sens à la vie. CRÉDIT : CATH LANGLOIS

Ode aux plaisirs simples de l’existence, la pièce Extras et ordinaires fait se rencontrer le personnage et le public dans un cocon de confidences. Le 7 novembre prochain à L’Anglicane, se prépare une soirée où chacun partage l’envie de faire éclore la beauté de la vie.

Jonathan a 7 ans et une maman pour qui c’est difficile d’aimer la vie. Lui voudrait lui remonter le moral. Pour elle, le petit garçon compose une liste des petites choses «extras et ordinaires» qui apportent du bonheur.

Cette liste va même l’accompagner tout au long de sa propre vie, particulièrement lors des moments difficiles, et s’allongera jusqu’à devenir vertigineuse. Quand lui aussi rencontre la dépression, il se plonge dans cette liste pour trouver un sens à la vie.

Pour repousser les idées sombres qui peuvent bousculer le quotidien, le personnage se remémore plutôt ce qui le rend heureux : la crème glacée, se baigner tout nu ou les fous rires contagieux.

Primaire, secondaire, premier amour, université, mariage, relation de couple, décès de sa mère, au fil de l’énumération, c’est la vie de Jonathan que le spectateur découvre. Dans ce solo porté par le comédien Jonathan Gagnon, les spectateurs suivent le personnage principal de l’enfance à la quarantaine dans son parcours et sa quête de sens. 

«C’est un texte sur la résilience, sur comment on peut survivre à un événement tragique comme la tentative de suicide d’un de ses proches à travers une liste de beautés et d’humanité», partage Jonathan Gagnon.

Un texte drôle et lumineux

À la fois drôle, simple et bouleversante, cette pièce de l’auteur britannique Duncan MacMillan, traduite par Joëlle Bond, aborde les problématiques de santé mentale avec optimisme. Le texte parle de la dépression sans pour autant s’appesantir sur ses aspects plus lourds. «C’est traité d’une manière remplie d’humanité. Il y a énormément d’humour et beaucoup de lumière à l’intérieur», précise l’interprète.

Appelant occasionnellement le public à intervenir, le personnage se fait ici le gardien de l’extraordinaire. «Dès l’arrivée des spectateurs, je suis sur scène. Je les accueille et je parle avec eux», explique le comédien. Au public, il remet de petits papiers avec un numéro et l’une de ces petites choses écrites sur la liste.

«Au cours de la pièce, le personnage lance à la cantonade des numéros. 326. Et la personne qui a le papier 326 est invitée à dire très fort ce qui est écrit sur le papier. C’est la liste du personnage, mais ça devient aussi celle de tout le monde.»

Lui-même a «un item qui le touche particulièrement» : «se coucher plus tard pour regarder la télé». Parce que quand il était petit, se souvient le comédien, «c’était vraiment le bonheur total et à chaque fois que j’entends ça, ça me replonge dans mon enfance. Mes parents me permettaient à l’occasion d’écouter des émissions à 8h30 ou 9h et je trouvais ça tellement excitant».

Sans pression et avec douceur, il guide ses complices dans cette aventure qui s’ancre profondément chez le spectateur et permet de tendre vers une plus grande paix intérieure.

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