Les acheteurs peuvent enchérir sur le groupe Facebook Encann’ : Ça déménage ! CRÉDIT : REGART

Levée de fonds au profit du Centre d’artistes en art actuel, l’Encann’ se déroule sur les réseaux sociaux, jusqu’au 11 septembre. Cette cinquième édition virtuelle rassemble 36 artistes, dont plusieurs œuvres sont mise à l’encan chaque semaine.

Chaque semaine, des œuvres «en canne» sont mises aux enchères le mercredi, qui se terminent à 17 heures, le vendredi de la semaine suivante. «On s’attend à ce que ça soit le moment charnière», anticipe Gentiane La France, responsable des communications et de la coordination à Regart. 

Qu’il soit poète, écrivain ou critique d’art, un auteur invité présente les artistes participants à l’Encann’ avec de courts textes écrits pour l’événement. Les mises s’effectuent sur le groupe Facebook dédié, les acheteurs disposeront de dix jours pour miser sur les œuvres «en canne» en utilisant les commentaires sous chacune des publications. 

Les personnes qui n’ont pas de profil Facebook ou qui désireraient miser de manière confidentielle sont invitées à communiquer avec l’équipe de Regart qui se chargera de le faire pour elles. «On espère que d’être sur les réseaux sociaux va toucher davantage de personnes.»

Couru par le grand public autant que les collectionneurs et amateurs d’art, l’Encann’ affiche des mises à prix pour différents budgets, dont des œuvres d’artistes en vue qui demeurent plus accessibles en raison de leur petit format. 

Financer la relocalisation 

Les dollars amassés pendant cette édition, baptisée pour l’occasion l’Encann’ : Ça déménage, permettront au centre «d’améliorer les conditions de sa relocalisation et de l’aménagement de ses espaces dans de nouveaux locaux », puisque Regart «a reçu un avis d’expropriation et doit se relocaliser dans un proche avenir» en raison des travaux prévus dans le quartier de la Traverse.
«La mobilisation de la communauté de membres, l’amour des artistes, du public, et aussi l’audace des acheteurs et acheteuses font de cet évènement un incontournable, une légende, une étape essentielle pour la vitalité de Regart», souligne l’organisme. 

L’Encann’ est né avec la découverte par l’équipe de Regart d’un lot de boîtes de conserve vides et une encanneuse manuelle dans les anciens locaux du centre en 2011. Depuis, le centre sollicite des artistes de sa communauté et les met au défi réaliser des œuvres originales à partir des petits contenants de métal.

Une création teintée de vécu

Nouvelle résidente de Lévis, depuis le printemps dernier, l’artiste Emmanuelle Breton a donné naissance à Terre d’aube. «Deuil et confinement, deux réalités croisées qui ont permis de faire naître une œuvre intime et personnelle, spécialement créée pour l’Encann’. Cet écrin, réalisé avec des matériaux récupérés à la maison lors de la pandémie, m’a poussée à revenir à mon essence profonde, celle de la simplicité des gestes porteurs de sens et de l’importance des gens aimants», présente-elle. 

Représenter l’idée de l’objet

Installée à Lévis, Marie-Ève Fréchette a conçu pour cette cinquième édition de l’événement une œuvre, qui n’a pas encore été dévoilée, dans la lignée de celle mise aux enchères l’an passé . L’artiste a de nouveau travaillé la céramique. «L’objet lui-même n’est plus là. Je représente l’idée avec un matériau plus délicat. On garde la mémoire de la canne dans le moulage qui est surdimensionné», explique-t-elle. C’est la troisième fois que Marie-Ève Fréchette participe a l’Encann’ pour qui c’est une façon de redonner. 

Un nouveau record cette année ?

Lors de la quatrième édition, l’œuvre de Jean-Pierre Morin avait remporté la plus haute mise de l’histoire de l’Encann’ à plus de 800 $. L’artiste a toujours été très impliqué auprès des centres d’artistes. «Je sais ce que ça représente financièrement pour eux», souligne-t-il. Dans les œuvres qu’il crée en utilisant la canne, Jean-Pierre Morin inclut des éléments de son travail précédemment réalisé. «C’est une occasion de m’amuser, un clin d’œil par rapport à ma production habituelle.»

Les plus lus

Amener la musique dans les quartiers du Québec

Depuis le début de la crise sanitaire, plusieurs initiatives sont nées pour permettre aux Québécois de se divertir tout en restant sur leur propriété, dont une qui a vu le jour à Lévis. Depuis le 23 juin, les artistes de la région Patrick Dumoulin, Samuel Jalbert-Raymond et Jérémy Plante font vivre la tournée Nomade, une série de concerts mobiles à travers le Québec.

À la découverte d’une collection méconnue

Le Centre d’exposition Louise-Carrier dévoile ses Œuvres choisies, pour la plupart, exposées pour la première fois. Jusqu’au 6 septembre, l’exposition présente une sélection de peintures et de sculptures des 19e et 20e siècles, provenant des riches et vastes collections de la Ville de Lévis.

Une autrice lance un appel pour créer un recueil de textes

La Lévisienne Florence Guay invite les plumes d’ici et d’ailleurs à contribuer à un ouvrage collectif à paraître. Le recueil sera composé d’histoires vécues et réelles qui racontent un moment extraordinaire de la vie de leur auteur.

Une expo qui fait du bien

Tout en tendresse, Jacynthe Bergeron illustre le lien profond qui nous unit à ce qui nous entoure. «Prendre soin de la nature, c’est prendre soin de notre nature profonde. Si on y regarde de plus près, elles ne font qu’un», dit l’artiste. Elle expose ses œuvres jusqu’au 16 août à l’Espace culturel du Quartier de Saint-Nicolas.

Pascale Bourdages, l’étoile montante

La chanteuse prépare un premier album de sa composition. À Trois-Pistoles en chanson, la Lévisienne a remporté la première place de la catégorie auteur-compositeur-interprète et le coup de cœur du public avec deux pièces qui figureront sur le disque à venir.

Le public de L'Anglicane au rendez-vous

En moins de deux semaines, trois des quatre spectacles de la courte saison d’été de L’Anglicane, annoncée à la suite de la reprise des activités dans la salle de spectacle, affichent complets. L’Anglicane vient également de dévoiler sa programmation d’automne.

Une pause artistique devant la vitrine de Regart

Jusqu'au 26 juillet, l'artiste Marilou Kenny-Gagnon expose son installation Fictions logiques (phase 1) dans la vitrine du centre d'artistes en art actuel, Regart. Une œuvre à découvrir depuis l'extérieur de la galerie lors d'une balade dans le quartier de la Traverse ou d'un arrêt au quai Paquet.

Regart met aux enchères des œuvres en canne

Levée de fonds au profit du Centre d’artistes en art actuel, l’Encann’ se déroule sur les réseaux sociaux, jusqu’au 11 septembre. Cette cinquième édition virtuelle rassemble 36 artistes, dont plusieurs œuvres sont mise à l’encan chaque semaine.

La poésie sort dans la ville

Le projet #SORTONSLAPOÉSIE s’affiche depuis le 29 juillet dans différents lieux de Lévis. Présentés sur des panneaux, les 14 poèmes sont à découvrir jusqu’à la fin août.

Des activités en ligne pour les passionnés de danse

Dernier né de la famille Hit The Floor fondé par le Lévisien Nicolas Bégin, le festival de danse multi-styles Flofest passe en mode virtuel afin de rassembler la communauté de la danse autour de quatre activités, les 10, 11 et 12 juillet.