L’écrivain Jonathan Reynolds entraîne ses lecteurs dans une nouvelle histoire d’épouvante. CRÉDIT : AUDE MALARET

Avec sa trame sonore heavy métal, Abîmes est le nouveau roman adulte de Jonathan Reynolds. L’auteur connu pour ses livres d’horreur et d’épouvante, dont de nombreux titres pour la jeunesse, s’est installé à Lévis il y a quelques années.

«Abîme est un roman de fantastique-horrifique, communément appelé un bon roman d’horreur, qui se déroule dans le milieu de la musique heavy métal dans la province, dans trois villes, Québec, Montréal et au Saguenay», présente Jonathan Reynolds.

Son nouvel ouvrage raconte l’histoire de trois personnages qui ne se connaissent pas, du moins au début du roman, et qui seront confrontés à une force obscure, la Cloche ancestrale.

Né dans le heavy métal, l’auteur a construit une partie de son imaginaire à partir de films d’horreur et de musique. «J’ai deux grands frères plus âgés que moi. Ils avaient des disques vinyles, Iron Maiden et compagnie. Comme Obélix, je suis tombée dans la potion magique de cette musique. Et j’ai continué à en écouter. Je suis un amateur avant tout», partage-t-il.

Ce qu’on ne voit pas

Et puisque «personne au Québec n’avait fait une histoire d’horreur qui se déroule dans le heavy métal», alors l’écrivain s’est dit qu’il allait en faire une. Baigné d’épouvante, de fantastique ou même de fantaisie, Jonathan Reynolds est allé du côté du surnaturel avec Abîmes.

«Je suis de l’école de l’écrivain H.P. Lovecraft, on ne voit pas. C’est pas mal plus effrayant que quand on voit trop. Il y a une espèce de présence lourde qui peut écraser l’humanité», explique celui qui cherche à déstabiliser son lecteur et lui faire vivre une expérience. «On commence dans un quotidien très ancré dans le réel, un personnage travaille dans une boutique du Vieux-Québec, l’autre est une punk à Montréal qui développe ses photos.»

L’ouvrage est divisé en trois parties. «Il y a trois lieux et trois personnages. C’est un chiffre très important, non pas pour la Sainte trinité, mais parce que le premier accord considéré comme heavy métal a trois notes et c’est une chanson de Black Sabbath qui date de 50 ans», raconte l’auteur qui a ainsi voulu faire un clin d’œil aux amateurs du genre, tout en restant accessible afin que le lecteur passe un bon moment.

«Les personnages sont abîmés. Ils ont tous quelque chose dans leur passé que le lecteur va découvrir. La structure du roman est abîmée aussi, très courts chapitres, on passe d’un personnage à l’autre. C’est comme si on était devant un miroir dont les pièces sont brisées. Le lecteur a la vue d’ensemble, ce que les personnages n’ont pas.»

En choisissant le heavy métal, Jonathan Reynolds souhaitait aussi « montrer aux gens qui ne connaissent pas du tout cette culture musicale, que les personnages ne sont pas des brutes qui crachent partout. Il y a des personnes de toutes les sphères de la société. Les personnages sont différents les uns des autres. Je voulais faire entrer le public dans ce milieu et montrer que c’est du beau monde avec un cœur.»

Si la musique prend beaucoup de place dans le roman, devenant ainsi un personnage à part entière de l’histoire, «il n’y a pas besoin de connaître le heavy metal pour comprendre l’histoire», précise-t-il.

Pendant son processus d’écriture, Jonathan Reynolds prend beaucoup de notes avant de commencer. «Je fais une première version sans plan, parce que je veux qu’elle sorte de mes tripes. Après, je la laisse reposer une couple de mois. Avant ma deuxième version, je fais un plan à parti du matériau brut. Je fais plusieurs versions, puis je le soumets à l’éditeur avec qui ont retravaille le livre.»

Auteur de plus d’une vingtaine d’ouvrages, dont une douzaine pour la jeunesse, l’écrivain travaille déjà sur son prochain roman qui sera aussi destiné aux adultes. «Ça va se passer dans mon petit coin natal. J’habite à Lévis depuis plusieurs années, mais je viens de Bromptonville en Estrie.»

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