L’artiste RenéeRose a réalisé une peinture murale qui symbolise l’esprit du lieu. - CRÉDIT : RENÉEROSE

C’est en extérieur, sur les murs de l’ancienne abbaye cistercienne située à Saint-Romuald, que RenéeRose a créé sa dernière œuvre visible aux yeux des promeneurs. L’artiste a réalisé deux peintures murales à l’aérosol qui symbolisent l’esprit du lieu.

L’abbaye cistercienne de Saint-Romuald est aujourd’hui en ruine. Le site est devenu un terrain de jeu pour les amateurs de planche-à-roulette, une halte pour les marcheurs, un lieu d’exposition impromptue à ciel ouvert. Déjà, sur ce qui était autrefois l’intérieur du bâtiment, des peintures ornent les murs.

Deux nouvelles œuvres murales créées par l’artiste de Lévis RenéeRose viennent s’ajouter à cette collection offerte au vent, aux intempéries et au regard de ceux qui y passent. Par ce projet, l’artiste veut contribuer à mettre en valeur différents endroits grâce à la création artistique.

«C’est un endroit qui mérite d’être valorisé. J’ai connu le monastère quand les religieuses y habitaient encore. J’ai connu une autre époque avant ce qu’on voit aujourd’hui, puisque c’est en ruine. C’est dommage», partage RenéeRose.

Et d’ajouter qu’avec «le confinement, les opportunités d’exposition sont franchement plus rares. Et le besoin d’apporter du bonheur aux gens est lui pas mal élevé.»

Sur un mur de béton extrêmement texturé, les peintures d’une hauteur de 8 pieds et de 10 pieds de long ont été imaginées selon l’esprit du lieu. De 1902 à 2002, une communauté de sœurs cloîtrées a en effet habité le monastère. Dans les années soixante, elles étaient près de 90 à y vivre.

Vierge Marie ou religieuse, c’est une femme en posture d’introspection, marquant un temps d’arrêt ou de prière, qui accueille le visiteur. «En haut de la côte, c’est ce que les gens découvrent en arrivant, à l’entrée du monastère. On peut y voir un moment où le temps s’arrête ici, on peut se déposer avant de poursuivre notre randonnée», souligne l’artiste.

«Je trouvais qu’une figure religieuse, c’est pertinent. Je me suis dit que j’allais essayer de faire un portrait de la Vierge, car les religieuses la vénéraient beaucoup. La texture était tellement difficile, qu’au final, ça a donné un portrait à mi-chemin. Certains vont voir une religieuse, d’autres la Sainte Vierge. Il y a de la place pour l’interprétation», poursuit-elle.

Sur un autre mur, à mi-chemin entre le monde extérieur et intérieur dans lequel les religieuses vivaient isolées du reste de la société, RenéeRose a dessiné une rose et des oiseaux, dont la symbolique rattache l’œuvre au lieu.

«J’ai représenté les oiseaux de la forêt, qui font partie du monde extérieur, et qui sont aussi très paisibles. La rose est en lien avec la pureté du lieu et la quête spirituelle», explique-t-elle.

La réalisation de ces deux murales a demandé plusieurs jours de travail à l’artiste. «J’essaie de le faire de façon continue pour pouvoir offrir une continuité aux gens qui passent et qui voit l’œuvre se déployer sous leurs yeux. Aussi, pour pouvoir prendre des photos de l’œuvre finale avant qu’elle soit altérée, car c’est tout le temps le risque à l’extérieur.»

L’artiste aimerait maintenant «proposer d’autres projets au niveau de la Ville de Lévis pour revaloriser d’autres endroits qui ont besoin d’une touche positive et créative» ainsi que «trouver un support financier pour poursuivre ce projet, une autre facette du défi artistique». Un processus long et souvent vain pour les artistes. RenéeRose aimerait aussi poursuivre son aventure artistique dans l’écrin qu’est l’ancienne abbaye. «C’est lieu qui a besoin d’amour» et l’art met du baume au cœur, croit l’artiste.

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