CRÉDIT : FRANCIS O’SHAUGHNESSY

L’artiste lévisien Francis O’Shaughnessy, qui réside actuellement à Montréal, est l’un des lauréats de la septième édition du Luxembourg Art Prize 2021. C’est une photographie au collodion humide qui lui a valu la deuxième place de ce concours international.

M. O’Shaughnessy a envoyé trois photographies réalisées au collodion humide. Toutefois, c’est l’œuvre Plaque 58 qui lui a permis de remporter ce prestigieux prix. Le photographe et enseignant en arts visuels du Cégep Marie-Victorin s’est alors vu remettre une bourse de 20 000 euros.

Bien qu’il ait déjà été nommé dans d’autres concours, c’est la première fois que le Lévisien participait à un concours de cette ampleur comprenant un aussi grand bassin de participants. Ce sont près de 650 artistes, provenant d’une grande variété de disciplines et d’une trentaine de pays, qui ont soumis leur candidature lors de l’édition 2021. Le musée a fait la sélection des 24 finalistes, puis ce sont les jurys qui ont choisi les lauréats.

«C’est une bonne tape dans le dos, c’est sûr. Je pense qu’avec le montant que j’ai gagné, je vais me payer une bonne production pour les prochaines années. Je vais en profiter pour m’équiper en photographie», a souligné l’artiste.

S’il pratique la photographie depuis 2002, il n’utilise la technique qui lui a permis d’obtenir cette récompense que depuis seulement deux ans. Le collodion humide a été créé en 1850 et se travaille sur une plaque d’aluminium ou de verre. Un procédé chimique doit être appliqué à la surface de la pièce pour ensuite y faire apparaître l’image en positif à l’aide d’une caméra à soufflet. À la suite de quoi, la magie s’opère dans la chambre noire et le résultat se dévoile.

«Entre avril et décembre 2020, il a été difficile pour moi de poursuivre mes recherches photographiques, puisque je ne pouvais pas recevoir de modèles pour mes projets. J’ai alors eu l’idée d’installer un appareil à soufflet devant un ordinateur pour convertir des représentations numériques en collodion humide. Je voulais revisiter des productions antérieures et ‘‘recontextualiser’’, réinterpréter mes coups de cœur. Le résultat s’est avéré si intéressant que j’en ai réalisé une série», a expliqué Francis O’Shaughnessy.

Après avoir produit plus de 160 plaques, «réussies et ratées», il a compris comment valoriser les textures dans son travail. Par endroit, les textures s’apparentent à de la peinture et s’éloignent du réel. Il dit «enregistrer des durées plutôt que des moments».

«La prise de vue pour ce projet était de 16 minutes. Avec ce médium antique, j’interroge la matérialité de l’image en mettant de l’avant les erreurs, les accidents, les imperfections et les qualités de flous. C’est le savoir-faire entièrement manuel qui m’intéresse. Ainsi, je ne suis pas au service d’un programme ou d’une machine à image automatique. [...] L’écriture du temps est visible sur mes représentations performatives et poétiques, notamment avec le collodion qui a coulé sur la plaque ou encore séché avec la durée.»

Notons que le Luxembourg Art Prize a pour but de révéler et de promouvoir des artistes qui méritent d’être reconnus sur la scène internationale, en plus d’apporter aux méritants une référence muséale et aux lauréats, un soutien financier.

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