Créée en août 2024, la jeune équipe avait pu vivre sa première expérience au championnat mondial en 2025, où elle avait remporté l’or.
«On a réussi à gagner la médaille d’or à la compétition l’année dernière. De base, on n’était pas certain d’y retourner cette année, comme cela implique des frais importants, mais les athlètes et les parents sont venus nous voir comme ils ont beaucoup aimé l’expérience et qu’ils voulaient y reparticiper. On a donc réappliqué et on a réussi à se qualifier une deuxième année de suite», souligne Dina Gonthier, une des entraîneuses de l’équipe de paracheerleading.
Le club de cheerleading lévisien s’est lancé dans cette aventure, visant à offrir une opportunité à des athlètes qui ne pourraient pas faire partie d’une équipe régulière pour découvrir ce sport.
«L’équipe s’est construite grâce au bouche-à-oreille. De base, on avait une athlète qui avait vraiment un intérêt. Elle avait fait les Olympiques spéciaux en gymnastique adaptée et elle a entendu parler du paracheer. À la première pratique, elle a amené une amie et de fil en aiguille, à chaque pratique, il y a toujours quelqu’un qui apportait un ami d’un ami et on a réussi à atteindre nos ratios comme ça», explique l’entraîneuse.
L’équipe est donc composée pour la moitié de personnes vivant avec une déficience intellectuelle et pour l’autre d’athlètes neurotypiques.
«On a des gens qui font déjà partie du club ou d’un autre club de la région qui viennent faire partie de l’équipe et on a des gens qui sont retraités du cheerleading et qui veulent en refaire dans un niveau plus bas que ce qu’ils faisaient par le passé», ajoute-t-elle.
Un sport à faire connaître
Pour le club, un des rôles que l’équipe et ses entraîneurs se sont donnés est de continuer à travailler au développement du sport. Plus personnellement, Dina Gonthier travaille en ce sens alors que son projet de maîtrise en physiothérapie porte sur le développement du paracheerleading.
Dans la région, deux écoles du côté de Québec comptent également des équipes de paracheerleading ainsi qu’un autre club externe démontrant un bon dynamisme pour le sport à Québec et Lévis. Du côté de Montréal, Dina Gonthier souligne que le sport est toutefois beaucoup moins présent.
«C’est encore peu présent versus le nombre de gens qui vivent avec une déficience intellectuelle ou physique. Il faut tranquillement faire connaître le sport pour que les gens sachent que ça existe. Le cheer, en général, les gens ne croient pas que c’est inclusif, ça peut être intimidant et il y a de gros mouvements, mais tout s’adapte et c’est ce qui est beau du paracheer», explique-t-elle.
Du côté du club lévisien, ceux-ci aimeraient dans le futur démarrer une deuxième équipe pour les personnes vivant avec un handicap physique.
Pour le championnat mondial 2026, en raison des coûts rattachés à leur participation qui s’élèvent à 60 000 $, l’équipe a démarré une campagne Go Fund Me pour les aider à payer les frais. Celle-ci est accessible au www.gofundme.com/f/equipe-canada-paracheer. Equinox est aussi toujours à la recherche de commanditaires pour les soutenir dans ce projet.