Par Elizabeth Cyr, Journaliste pour l'Initiative de journalisme local
«Maintenant, 99 % de mon calendrier est en Europe», souligne Pier-André Côté, à l’exception des courses de Québec et Montréal et les Championnats du monde qui se tiendront, cette année, à Montréal.
De Lévis aux pelotons européens
Avant de se consacrer au vélo, Pier-André Côté était un joueur de hockey. C’est en accompagnant son père, cycliste amateur, qu’il découvre peu à peu ce sport, d’abord pour garder la forme en vue des camps de sélection.
«De fil en aiguille, on s’est joint au Club Cycliste Lévis, qui est un club récréatif, explique-t-il. L’histoire dit que j’en aurais impressionné beaucoup avec la vitesse à laquelle je pédalais.»
Le président du club à l’époque, René Fortin, s’est déplacé pour le voir rouler et a su convaincre ses parents de l’inscrire en compétition.
Un quotidien chargé
Aujourd’hui, le quotidien du cycliste est entièrement structuré autour de son sport. Quatre à six heures par jour, il se retrouve sur son vélo. C’est un sport qu’il décrit comme prenant, puisqu’il s’agit de 20 à 30 heures d’efforts physiques par semaine, sans compter toute la récupération qui vient après chaque course.
«C’est vraiment une vie qui tourne autour de nos objectifs de performance», affirme Pier-André Côté.
La suite pour l’athlète
Pier-André Côté décrit son sport comme une combinaison unique d’efforts individuels et collectifs.
Au récent Tour de Catalogne, il a une fois de plus illustré cette réalité en jouant un rôle déterminant dans les succès de son équipe, NSN, notamment lors des victoires d’étape d’Ethan Vernon et de Brady Gilmore.
Dans les prochaines semaines, il prendra part aux classiques ardennaises en Belgique, avant d’enchaîner avec le Tour de Romandie, une épreuve de très haut niveau. Une participation au Giro d’Italie reste aussi dans les possibilités.
«Le mois d’avril est un moment assez charnière dans la saison, souligne-t-il. Le restant de ma saison va un peu dépendre de comment tout ça se place.»
Pier-André Côté est bien soutenu dans cet environnement compétitif, où la pression peut être intense, notamment par de nombreux athlètes québécois et canadiens vivant la même réalité, sa conjointe, Lili Plante, qui évolue aussi dans ce milieu ainsi que par sa famille, malgré la distance.
«Il y a beaucoup de pression, autant celle qu’on s’impose à soi-même que la pression qui vient de l’extérieur par rapport aux résultats, exprime M. Côté. À la base, on est tous des performants qui veulent gagner des courses.»
Pour garder le cap, il s’assure de faire tout ce qui est en son pouvoir pour arriver préparé à ses compétitions.
«C’est simple à dire, mais c’est de toujours me présenter aux courses en n’ayant aucun regret, conclut-il. Au niveau de l’exécution, c’est de se rappeler que j’ai tous les outils et l’expérience qu’il faut pour faire du bon travail et c’est juste de les mettre en application.»