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Un premier sommet de plus de 6 000 mètres à 18 ans

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Photo : Courtoisie

28 août 2026 08:54

Passionné d’alpinisme et âgé de seulement 18 ans, le Lévisien Mathis Caron a complété l’ascension du Nevado Copa, une montagne de 6 188 mètres de la cordillère Blanche au Pérou.

C’est un voyage dans l’Ouest canadien avec ses parents il y a un peu plus de trois ans qui a ouvert les yeux de Mathis sur le monde de l’alpinisme. 

«Je ne sais pas trop comment l’expliquer, mais l’immensité du paysage est venue me chercher. À partir de là, la passion s’est développée et c’est comme ça que j’ai commencé à faire des randonnées», résume celui qui fait actuellement des études en électricité. 

Par la suite, lors d’un voyage au Pérou il y a quelques mois, il a tenté l’ascension d’une première montagne de 6 000 mètres, mais n’a pas été en mesure de la compléter. 

«Ça a comme été un boost de motivation parce que j’avais vraiment le rêve de monter au-dessus de 6 000 mètres. Je voulais simplement en faire un, peu importe lequel. On a tenté le Tocllaraju, mais les plans ont changé quatre jours avant que l’on monte, la montagne était trop dangereuse et il y avait eu des décès dans les semaines avant. La seule autre option était le Nevado Copa. C’était l’option la plus réaliste parce que c’était un peu moins technique», explique Mathis Caron. 

Avant le départ, dans le but de s’acclimater, Mathis et son ami, Jacob Émond, qui est également Lévisien et qui l’accompagnait dans ce projet, ont réalisé plusieurs treks au Pérou, près de Huaraz, avant de monter le Nevado Vallanujara, une montagne de 5 686 mètres en guise de préparation.

«Mentalement, c’était horrible»

L’expédition sur le Nevado Copa aura duré quatre jours au total et plusieurs défis se sont dressés sur le chemin des deux Lévisiens lors de la montée.

«Sur le Nevado Copa, c’était vraiment difficile mentalement parce que c’était de longues journées, admet Mathis Caron. La première journée, c’était cinq heures de marche, c’est très long quand tu es en altitude. La deuxième, c’était plus technique, c’était de l’escalade mixte pour monter jusqu’au camp 2. Ça, ça a été la journée la plus difficile pour moi. J’avais des crampes dans les mollets et on devait monter sur un mur de glace de 70°. Après ça, la troisième journée, c’était la journée du sommet, on parle d’une journée d’environ 16 heures, c’était vraiment quelque chose.»

D’ailleurs, il est passé bien près de devoir abandonner vers la fin de l’expédition, puisque son ami Jacob a été contraint de rebrousser chemin.

«Ça s’est mal passé pour lui, il n’a pas été capable de se rendre en haut. Il s’est rendu à 5 900 mètres, mais il était vraiment malade. C’était un stop pour moi aussi parce que notre décision était de redescendre ensemble, mais on a croisé un autre groupe qui montait et ils m’ont offert de monter avec eux», explique-t-il. 

Arrivé au sommet, il avoue avoir vécu le «meilleur feeling» de sa vie et il a mis du temps à réaliser ce qu’il avait accompli.

«C’était malade après tous les efforts que j’avais faits. Quand on est arrivés sur la crête, la partie plate, on commençait à voir la vue et on voyait qu’on était au-dessus des nuages, j’ai eu des frissons. Je ne le réalisais pas sur le moment, mais en regardant les photos, tu finis par t’en rendre compte», indique Mathis Caron. 

Ce dernier admet qu’il a maintenant grandement envie de poursuivre sa passion. 

«Sur les réseaux sociaux, il y a une communauté de jeunes qui est beaucoup dans l’alpinisme. Je trouve qu’il y a beaucoup de belles images, mais il y a aussi un mauvais côté. On voit seulement les gens au haut des montagnes, des gens qui réussissent, ça laisse croire que c’est facile, mais la montagne, c’est long et difficile. Mon but, c’est vraiment de suivre le processus, j’ai du chemin à faire encore. Je veux retourner au Pérou pour faire des montagnes plus techniques et mon but ultime, ce serait de faire un 8 000 mètres», conclut l’alpiniste. 

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