Une passion née entre crayons et patinoire
Le dessin a toujours occupé une place importante dans la vie du Lévisien âgé de 20 ans. Dès son enfance, il s’est consacré avec assiduité au dessin.
«Tout part du fait que j’ai toujours aimé dessiner. Ma mère m’a toujours acheté de bons crayons. J’ai eu accès à du bon matériel jeune et on sait que quand on a du bon matériel, on aime faire ce qu’on fait», raconte Simon-Olivier Côté.
Souhaitant faire sa place dans le monde artistique, le Lévisien a trouvé la brèche lorsqu’il a décidé de combiner sa passion pour le dessin à celle du sport.
«Je fais du patinage de vitesse courte piste depuis que je suis tout petit, explique celui qui pratique ce sport depuis 12 ans. En secondaire deux, je commençais à être reconnu pour mes dessins et à un moment, sur un coup de tête, je m’étais acheté des crayons acryliques et j’ai directement peinturé sur mon casque. C’était au niveau débutant, je n’avais pas sablé et je n’avais rien fait d’autre, mais les gens avaient bien aimé.»
Par la suite, il a rapidement développé un réseau de contacts et la visibilité a augmenté, si bien qu’il en est venu à réaliser un casque pour William Dandjinou, un patineur de vitesse courte piste qui est un quadruple champion du monde.
«C’est là que tout a commencé! C’était fou, William était encore vu comme un underdog et, cette année-là, il est devenu champion du monde en portant mon casque. Ça donne une idée du tremplin que ça m’a fait, c’était fantastique», admet celui qui réalise des casques personnalisés depuis environ deux ans.
À un pas des Jeux olympiques
Simon-Olivier a ensuite continué de se démarquer dans un milieu où les créateurs spécialisés sont peu nombreux et c’est ce qui l’a mené à être contacté pour faire les casques de l’équipe canadienne de patinage de vitesse courte piste aux Jeux olympiques.
«Les étoiles se sont vraiment alignées. Je suis un patineur de vitesse et j’ai fait des compétitions nationales, où tous les gros athlètes canadiens ont participé. Ça fait en sorte que je me suis fait contacter parce que j’étais connu dans le milieu. Dans le patinage de vitesse au Canada, il n’y a pas beaucoup d’artistes qui font des casques. C’est ce qui a fait en sorte que j’ai été choisi. Le directeur général aux performances en courte piste est venu me voir et m’a demandé si ça m’intéressait d’avoir ce contrat. J’ai dit oui sans hésiter évidemment», explique Simon-Olivier Côté, qui indique également qu’il souhaiterait créer le visuel de casques dans d’autres sports dans les prochaines années.
À quelques jours du début des épreuves de patinage de vitesse, le Lévisien ne cache pas sa fierté de voir ses réalisations briller à l’international.
«J’ai déjà vécu ça un peu parce que je fais des casques pour des athlètes d’autres pays. J’ai fait des casques pour des athlètes de la Corée, pour un athlète du Japon et pour une personne des Pays-Bas. J’ai eu un kiosque durant les Coupes du monde, donc ça m’a donné une bonne visibilité. Mais là, les Jeux olympiques, c’est comme de vivre le rêve à travers les athlètes! Je vis mon rêve d’artiste, mais, en même temps, mon rêve de sport, c’est difficile de mettre des mots sur comment je me sens», conclut Simon-Olivier Côté.