Depuis le 4 août, différentes affiches aux slogans provocateurs ont commencé à être installées dans plusieurs parcs et lieux publics.
«L’objectif de cette campagne est simple, c’est de susciter la réflexion des citoyens sur les impacts réels du vandalisme et de mettre la population dans le coup, en ouvrant la discussion avec leur entourage», débute Michel Thisdel, porte-parole de la Ville de Lévis.
La campagne, qui inclut également une stratégie de médias sociaux, découle d’un investissement de 45 000 $ par la Ville de Lévis.
«C’est peu comparativement aux coûts engendrés [par le vandalisme]. Par exemple, le chalet du parc de l’OTJ à Charny [qui a été vandalisé], c’est 25 000 $», ajoute Michel Thisdel.
Dans la dernière année, plusieurs événements ont été rapportés dans les médias, comme le saccage par une centaine d’adolescents du chalet du parc de l’Organisation des terrains de jeux à Charny en mai dernier, et, plus récemment, une série d’abribus de la Société de transport de Lévis (STLévis), dont les vitres ont été éclatées.
De plus en plus de vandalisme
Depuis janvier, la Ville de Lévis a dénoté environ 50 actes de vandalisme dans ses parcs et établissements publics. Alors qu’il y a quelques années, ceux-ci observaient des périodes où ces actes étaient commis, notamment durant la période estivale, aujourd’hui, des bris intentionnels surviennent à tout moment de l’année.
«[Nous sommes] dans une période à l’intérieur de laquelle on peut dénoter plusieurs actes qui ont été posés dans une mesure nouvelle. On a un niveau d’action au niveau de la détérioration des lieux publics qui prend de l’ampleur», souligne Stéphane Bissonnette, coordonnateur à la direction de l’entretien des infrastructures pour le volet des parcs.
Pour le coordonnateur, l’impact ne se répercute pas que sur le matériel, mais également sur les citoyens utilisateurs des espaces qui sont touchés par le vandalisme.
«Il n’y a pas que des infrastructures ou des équipements qui sont touchés. Il faut penser que chaque acte de vandalisme a une répercussion sur le citoyen qui est l’usager du parc. Quand des gestes du genre sont posés, automatiquement, on voit une diminution de la qualité du service offert et, pour certains actes qui peuvent causer une détérioration importante, on voit carrément des fermetures partielles ou temporaires de service», poursuit-il.
En plus des coûts engendrés pour réparer les bris causés, la Ville de Lévis mentionne devoir effectuer une réorganisation de ses ressources humaines pour pouvoir subvenir à la demande de réparer le bris, tout en assurant l’entretien régulier, qui peut parfois être mis de côté par manque de temps. Stéphane Bissonnette mentionne que les équipes de la Ville peuvent parfois recevoir des incivilités en ce sens.
Comptant 285 parcs et 350 bâtiments, la Ville de Lévis ne vise pas pour l’instant à assurer une surveillance plus accrue sur ces sites, indique Simon Gauthier, coordonnateur des biens immobiliers et équipements.
«Nos collègues du SPVL ne peuvent pas être partout dans les circonstances. Ce qu’on demande encore plus par cette campagne-là, c’est de l’aide des citoyens. Les citoyens sont partout et ont des yeux partout et peuvent relever ces situations-là», ajoute-t-il, mentionnant que les actes commis se trouvent sur l’étendue du territoire lévisien et non pas dans un secteur en particulier.
Pour l’instant, pas en mesure de chiffrer le total des bris engendrés, mais un bilan financier devrait être partagé d’ici la fin de l’année. La Ville de Lévis est également en «réflexion globale» afin d’évaluer quelles autres mesures seraient nécessaires pour diminuer cet enjeu.