L’auteur-compositeur-interprète Jean-François Pauzé, dit JF Pauzé, n’a pas déçu les nombreux festivaliers rassemblés au parc Champigny pour cette avant-dernière soirée de la 43e édition du Festivent de Lévis.
Alors qu’il en est à sa première année de spectacles en solo après le décès de son complice des Cowboys Fringants, Karl Tremblay en 2023, c’est en criant «Salut Lévis!» que JF Pauzé est apparu sur scène, avant d’entamer le spectacle avec sa pièce Puisqu’il faut, entraînant ainsi les festivaliers qui dansaient et chantaient avec lui.
Photo : Xavier Nicole
S’en sont ensuite suivi ses morceaux Sudbury et Bisous, tandis que le chanteur ne cessait de danser, sauter sur lui-même, tournoyer, en plus de demander au public «de faire plus de bruit».
Photo : Xavier Nicole
Les succès des Cowboys Fringants, Les maisons toutes pareilles, Plus rien et Droit devant ont ensuite grandement ravi le public lévisien, mais c’est au moment de jouer L’Amérique pleure que ces derniers ont réellement fait sentir leur présence, alors que le chanteur prenait soin de laisser le public chanter en cœur certaines parties.
«Merci beaucoup Lévis, vous êtes incroyables! Il y a deux ans, j’étais au chômage, je ne m’attendais pas à refaire de grosses foules comme ça. On est venus ici souvent avec les Cowboys et ça a toujours été incroyable. On va faire un petit coucou à quelqu’un que j’aime énormément.»
C’est ce qu’a lancé JF Pauzé avant de jouer Ballon-sonde, son premier succès solo qui s’adresse à son ami Karl Tremblay, et Les étoiles filantes, qui a provoqué une vague de lumières de téléphones allumées.
Si un mélange entre Les étoiles filantes et La fin du show a laissé entendre que le spectacle était ensuite terminé, le public a longuement scandé l’emblématique «Olé!Olé!Olé!» et «Un retour! Un retour!». Le showman n’a fait ni une, ni deux et est revenu jouer son morceau Fond d’pichet sale de sangria.
Dans un élan nostalgique, il a ensuite proposé une ambiance «de bord de feu», alors qu’il s’est assis sur le bout de la scène pour enchaîner les plus grands succès des Cowboys, soit Sur mon épaule, Toune d’automne, Le shack à Hector, Impala Blues, En berne et Marine Marchande.
Une tournée d’adieu qui prend des airs de «banquet festif»
Tout juste avant JF Pauzé, c’est le groupe Kaïn qui avait la chance de dire au revoir au public de Lévis après 26 ans de carrière. En pleine tournée d’adieu, le groupe mené par le souriant chanteur Steve Veilleux a très bien réchauffé le public.
Photo : Xavier Nicole
Avec une entrée remarquée sous les airs de Mexico, les nombreux festivaliers n’ont pas tardé à bouger et à chanter.
Qualifiant le Festivent de «festival légendaire», le groupe a enchaîné ses titres La maison est grande, Parle moi d’toi, Comme dans l’temps et Christophe Colomb.
Chose certaine, Kaïn aura été très généreux envers son public, alors qu’il lui a offert un spectacle complet, diversifié et énergique. Marquant la fin du spectacle, Embarque ma belle a permis à tous de chanter en cœur, suivi d’applaudissements prolongés pour le groupe québécois.