Un projet né d’un besoin d’inclusion
L’idée est d’abord venue de l’enseignante en arts plastiques, Isabelle Fortin, qui se donnait comme objectif de réunir les élèves de l’école et de favoriser l’inclusion des nouveaux arrivants.
«Les murs de l’école et le hall d’entrée ont été rénovés en septembre, mais il manquait un sentiment d’appartenance dans cette salle-là. Il manquait de couleurs, donc on avait ce désir de rendre cet endroit le leur. On sent un grand changement à Champagnat depuis trois ans. En plus, l’école Pointe-Lévy déborde, donc on a eu un retour de clientèle et cette année, on accueille des troisièmes secondaires. Aussi, depuis quatre ans, on a beaucoup de nouveaux arrivants. Au début de l’année, il y en avait environ 80. Au final, on veut que nos élèves se sentent bien et qu’ils sentent qu’ils ont leur place. Avec 600 élèves, ça fait beaucoup de cultures différentes, donc tout le monde doit arriver ici et se sentir bienvenu», souligne Isabelle Fortin.
Ainsi, c’est le thème de l’humanité qui a été retenu par les enseignantes en arts plastiques de Champagnat pour la réalisation de la murale.
«Nous sommes trois professeures d’arts plastiques et les trois, nous avons choisi la thématique de l’humanité sans trop s’en parler, explique l’instigatrice du projet. Moi, j’avais soumis l’idée de ce qui nous démarque en tant que jeune être humain, il y avait les valeurs actuelles des humains et la façon dont on laisse notre trace. Il y a eu plusieurs propositions qui ont été soumises. Il y avait la nature, les sports, la recherche… Les élèves ont fait des croquis de dessins de toutes sortes et on a soumis à l’artiste celles qui représentaient le plus ce qu’on recherchait. Yannic est parti de ça pour faire sa proposition et au final, sa proposition nous a plus tout de suite.»
Des élèves impliqués
La murale a donc pris vie dans le courant de la semaine du 12 au 16 janvier. Au total, environ 200 élèves ont participé, aux côtés de l’artiste Yannic Picard, artiste peintre et muraliste, qui a notamment réalisé des murales au Mexique, au Honduras et un peu partout au Canada.
Rosalie Beaudoin, élève de première secondaire, est l’une des personnes qui se sont impliquées dans ce projet.
«J’ai trouvé que c’était vraiment une bonne idée de faire ça parce que ça rajoute de la vie dans l’école et ça permet de passer des messages. J’étais assez fière que mon dessin soit choisi sur la murale, je ne m’attendais pas à ça parce qu’on était beaucoup à avoir partagé nos idées de dessins. Je trouvais que mon dessin exprimait un beau message. […] J’ai mis deux personnes, dont une avec une pelote de laine emmêlée pour refléter les pensées, et une personne qui la décortiquait. C’est pour dire que tu peux parler de tes problèmes, personne ne va te juger. C’est important de trouver quelqu’un avec qui tu peux parler de tes problèmes», conclut Rosalie Beaudoin.