Rappelons d’emblée que le projet de parc riverain du JND a été annoncé il y a environ un an. Celui-ci a pour but de «protéger l’environnement sur son territoire et de favoriser l’accès au fleuve aux citoyens». Il inclut notamment une classe verte, des sentiers, une promenade, des espaces de détente, une agora, un belvédère et une berge renaturalisée. Pour réaliser ce dernier élément, un mur de soutènement sera démantelé.
«Cette intervention permettra de restaurer environ, et j’insiste, 2 700 mètres carrés d’habitat naturel pour différentes espèces de poissons. C’est un projet porteur, puisqu’il réunit plusieurs dimensions au cœur de la vision du développement stratégique de notre Port, soit l’accès au fleuve, la qualité de vie, l’éducation, la protection de la biodiversité et la collaboration précieuse avec les acteurs de notre milieu», soutient Olga Farman, présidente-directrice générale du Port de Québec.
De son côté, Jimmy-Éric Talbot, directeur général du JND, se dit fier de la participation du Port de Québec à son projet de parc riverain.
«Non seulement la contribution annoncée est substantielle, mais combinée à celle de la Ville de Lévis, du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, du ministère de l’Éducation et des partenaires de la grande campagne de financement, elle nous permet de boucler le financement requis pour réaliser les travaux de réhabilitation des berges et de l’aménagement de la promenade riveraine», explique-t-il.
Si les berges demeurent la propriété du Port de Québec et qu’elles ne peuvent être rétrocédées au JND en raison de la responsabilité confiée par le gouvernement fédéral, Jimmy-Éric Talbot assure que le lieu sera accessible à la population, mais avec une priorité offerte aux élèves.
«Ça demeure un terrain privé, mais qui est ouvert à la population et où on va privilégier les activités pédagogiques pendant les heures de classe. En dehors de ces heures, donc en soirée, pendant les fins de semaines et pendant toute la période estivale, on va pouvoir accueillir les gens. La réalité, c’est que les gens l’utilisent déjà et ça va rester comme ça, mais la priorité demeure aux élèves», précise-t-il.
Jimmy-Éric Talbot, directeur général du JND. Photo : Étienne Vallières
Pas d’autres investissements prévus sur la Rive-Sud
Bien que l’annonce du Port de Québec se soit faite le 2 septembre 2026, les discussions entre celui-ci et le JND étaient entamées depuis plus longtemps, puisque l’aménagement de la berge est au cœur du projet. Le Port de Québec a donc choisi d’investir dans son premier projet «d’une telle ampleur à l’extérieur du territoire portuaire» au JND, mais il n’a pas de plans d’investissements ailleurs sur la Rive-Sud.
«Comme vous vous rappelez, on a été expropriés des terrains qui nous appartenaient sur la Rive-Sud, donc on a décidé de concentrer nos investissements pour soutenir le JND. Il n’y a pas d’autres projets de revitalisation des berges ou de développement économique quelconque à Lévis pour le moment», indique Olga Farman lorsque questionnée à savoir si des projets sur les terres de Rabaska étaient dans les cartons.
La PDG du Port de Québec a confirmé qu’elle continuait d’observer les opportunités de projets avec les partenaires sur la Rive-Sud, notamment la Davie et Valero, mais que son organisation ne souhaitait pas s’inclure dans les montages financiers de projets lévisiens.
Le Port de Québec pourrait d’ailleurs offrir du soutien technique pour la réfection du quai Paquet, mais pas d’argent, puisque Olga Farman a «besoin d’un milliard pour les quais sur la Rive-Nord».
Olga Farman, présidente-directrice générale du Port de Québec. Photo : Étienne Vallières