«Un groupe de jeunes a décidé de partir, en février 1936, quelques réunions de l’âge Éclaireurs (11 à 14 ans). Il y avait des gens réputés, comme Jean Cauchy, qui était l’un des premiers scouts ici. Ce groupe a parti le scoutisme et a fait un premier camp à Saint-Télesphore en juillet», raconte François Bilodeau, ancien animateur du groupe scout et responsable du comité du 90e anniversaire.
90 ans plus tard, le groupe n’a cessé de croître, si bien qu’actuellement, il compte une cinquantaine d’animateurs, près de 200 jeunes ainsi qu’une quarantaine de bénévoles. Parmi ses unités, on trouve les Castors (7-8 ans), les Louveteaux (9 à 11 ans), les Éclaireurs (11 à 14 ans), les Pionniers et Pionnières (14 à 16 ans) et les Routiers (17 à 25 ans).
«Si on se compare avec d’autres groupes, ils ont les Aventuriers, donc du 11 à 17 ans, avec garçons et filles mélangés. Nous, actuellement, du côté des Éclaireurs, on a 23 filles et 22 garçons, et, chez les Pionniers, c’est 12 filles et 18 garçons. On a la chance d’avoir des groupes séparés et de ne pas vivre pendant cinq ans avec des différences d’âge», explique Maxime Pronovost, président du 12e Groupe scout Déziel.
Un anniversaire rassembleur
C’est dans le but de renouer avec son histoire et «fêter avec les jeunes, mais aussi avec les anciens» que le groupe a préparé différentes activités pour souligner son anniversaire.
«Cet anniversaire, ça représente la longévité, l’expérience, la vie, l’aventure et le plaisir. Tous ces éléments font en sorte que cette grande aventure que l’on vit se poursuit et notre souhait, c’est que ça se poursuive encore très longtemps», admet fièrement François Bilodeau.
«Le groupe se porte super bien. On a des défis, mais on est capables d’avoir du nouveau matériel, de recruter des animateurs, le recrutement des jeunes se passe très bien et on est très visibles dans la communauté», ajoute Maxime Pronovost, qui cite la collecte de sapins de Noël, l’annuelle vente de calendriers et la fête de Robert Baden-Powell, fondateur du mouvement scout, parmi les activités phares du rassemblement.
Déjà, des festivités ont eu lieu, notamment une épluchette de blé d’Inde où tous les proches des scouts étaient conviés pour le début de l’année scout et la remise de cadeaux de Noël à tous les jeunes.
Le prochain événement est la fête protocolaire qui se tiendra le 17 avril en présence de nombreux dignitaires, tels que le maire de Lévis, Steven Blaney, le député de Lévis, Bernard Drainville, et la députée fédérale de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis, Dominique Vien.
«Le but de cette soirée est de faire prendre conscience à tous les enfants qui sont dans le groupe et aux animateurs d’où on vient, qui on est et aussi de donner la chance de pouvoir parler pour les scouts», soutient François Bilodeau.
Alors que la tradition avec le groupe des Éclaireurs filles est d’organiser un souper spaghetti, cette année, les garçons se joindront au groupe et le tout se tiendra spécialement au Centre Raymond-Blais le 2 mai. D’anciens membres seront également invités à se joindre à l’activité.
Point culminant des festivités, un camp d’été se tiendra sur une semaine complète.
«C’est un camp regroupé qui se tient tous les 10 ans. Dans le passé, ça a toujours gravité dans un univers lié à l’Antiquité. Il y a eu un camp romain, un camp gaulois et, cette année, ce sera un camp grec. L’histoire, c’est que nous allons recevoir la visite de Hermès, le messager des dieux, qui va nous informer que le dieu du monde souverain essaie de prendre possession de l’Olympe. Pour ce faire, il doit passer par le monde des humains et nous serons les défenseurs de la porte qui mène au monde souterrain», résume David Côté Beaupré, membre du comité du 90e anniversaire.
Tout au long de la semaine, des journées à thème auront lieu afin que les jeunes peaufinent leurs techniques. Puis, lors du dernier jour, il y aura un beach party, une kermesse ouverte à tous et la finale du combat en soirée.
«L’objectif pour les activités de groupes, c’est de mélanger les gangs pour que les plus vieux aident les plus jeunes, par exemple. On voulait aussi avoir une thématique adaptée à tous, pour avoir un monde imaginaire pour les plus jeunes, mais aussi réaliste pour les plus vieux», partage David Côté Beaupré.
«On est habitués de faire des camps d’été, mais une unité à la fois. Là, le défi sera d’être tout le monde en même temps. On a choisi un site plus équipé, donc nous serons au camp de l’Arche à Saint-Elzéar-de-Beauce. Il y aura un grand espace avec un rond de feu central, une grande forêt, des campements, des décors qui seront fabriqués. C’est un beau défi de logistique avec huit unités indépendantes, mais c’est là qu’on réalise qu’on a de la chance d’être un gros groupe et de pouvoir tenir ce genre d’activités», conclut Maxime Pronovost.