Son histoire
Alors que ses filles étaient encore petites, Anny Ménard a décidé de mettre sa carrière sur pause et de se concentrer sur sa famille. Étant une femme d'action, elle ressent rapidement le besoin de s'impliquer et découvre son amour pour le communautaire à la Maison de la famille Chutes-Chaudière, où elle est membre du conseil d'administration, bénévole et même animatrice d'ateliers créatifs.
«Le milieu communautaire, pour moi, c'était un peu ma deuxième maison», confie-t-elle.
Son parcours prend un détour lorsqu'elle fonde une entreprise de construction avec son mari qu'ils dirigeront pendant dix ans. Au fil du temps, elle souhaite consolider ses compétences et entreprend un DEP en comptabilité, puis poursuit ses études à l'université en administration, le tout avec quatre jeunes enfants à la maison.
«Quand tu retournes à l'école avec quatre jeunes enfants, il n'y a pas de temps à perdre, souligne Mme Ménard. Même si ce n'est pas toujours facile, il faut croire en nos rêves.»
Elle vit une période de remise en question lorsque son mari se dit essoufflé de l'entrepreneuriat. Cela la mène à reconnecter avec son côté créatif et à entreprendre une technique en graphisme. Elle accepte ensuite le poste de coordonnatrice en communication marketing et développement des affaires et , éventuellement, de directrice adjointe chez Ressources-Naissances, un organisme lévisien venant en aide aux familles où elle travaillera pendant quatre ans. Elle poursuit son parcours chez Perséides, un organisme de soutien au deuil périnatal, un sujet très proche d'elle.
Puis, une nouvelle opportunité se présente à elle : un poste de direction générale à la Maison de la Famille Rive-Sud, un rêve qu'elle entretenait depuis longtemps.
Soutenir sans jugement
Pour Anny Ménard, être parent s'accompagne inévitablement de moments de vulnérabilité. Elle insiste sur l'importance du filet social qu'offrent les organismes communautaires.
«Que ce soit un petit défi ou un grand, la Maison de la famille est là pour les familles. On les écoute et on ne les juge pas», explique-t-elle.
Elle tient également à souligner le travail de son équipe.
«J'ai la chance d'être entourée d'une équipe humaine et bienveillante, composée majoritairement de femmes, que je tiens à remercier pour leur travail exceptionnel et pour le coeur qu'elles mettent dans tout ce qu'elles font chaque jour. Je pense que c'est important de reconnaître le travail des femmes qui nous entourent», souligne Mme Ménard.
Écouter sa petite voix
Anny Ménard croit que ce qui lui a permis d'atteindre son rêve aujourd'hui, c'est d'avoir eu le courage d'écouter sa petite voix intérieure.
«Mon parcours est sinueux, ce n'est pas une ligne droite, puis c'est correct. Quand on a des enfants, des fois on prend une pause et on se concentre sur la famille, mais ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas réaliser nos rêves et qu'on ne peut pas continuer d'aller de l'avant, conclut-elle. Je suis vraiment fière d'être ici aujourd'hui.»